Facebbok

ALORS QUE LES INTERROGATIONS ET LES PRÉOCCUPATIONS SE MANIFESTENT AU GRAND JOUR PAR TOUTE LA CLASSE POLITIQUE ET L’OPINION NATIONALE : L’Espace bleu offre l’anonymat à des acteurs pour surfer sur la scène nationale

L’étape décisive à laquelle est confrontée l’Algérie, d’aujourd’hui, impose à l’ensemble des acteurs politiques et aussi de la société civile à faire preuve, plus qu’avant, notamment dans les années de feu et de sang, de responsabilité, pour prémunir la nation et son peuple de toute dérive dangereuse pour l’avenir du pays.

Cette responsabilité devrait se traduire, par la parole et le fait, en hissant les lois de la République au dessus de tous et de toutes, quelle que soit, la tribune par laquelle les acteurs politiques s’adressent, entre eux et en direction des citoyennes et citoyens. Au moment ou des appels anonymes ont circulé, bien avant la journée d’hier, sur les réseaux sociaux, appelant à marcher, hier, les objectifs escomptés par cette action, n’ont pas suivi, car le flou est le maître mot, des actions de ce genre. Marcher pour donner l’impression que le pas pour aller de l’avant, suivra, alors qu’il ne s’agit que d’une marche en reculant, une direction qui ne profitera qu’aux anonymes de l’appel en question et à leurs buts inavoués, car en déphasage, des aspirations des citoyens et citoyennes, à promouvoir l’état de Droit et la primauté des lois républicaines, sur toute autre considération et en toute situation, aujourd’hui comme demain. à la question légitime de savoir à qui profite, le flou et l’anonymat, il est tout autant évident que la réponse se dégage d’elle-même.  C’est à ceux qui en ne s’affichant pas, par la grâce du monde virtuel, espèrent pouvoir endosser non pas les conséqences de toute action de rue non refléchie et responsable mais surfer sur le désordre et le flou pour se hissser en porte-paroles d’une toute éventuelle contestation populaire, à la situation de crise, économique, sociale et aussi à la complexité de la situation politique, à laquelle sont confrontés les acteurs politiques de la majoprité comme de l’oppostion et partant la société. Profitant d’une journée, durant laquelle, des millions d’Algériens se rencontrent, dans les mosqués pour être au rendez-vous, avec le divin et le prier, des anonymes les ont plongé ainsi que d’autres algériens et algériennes, des jours avant et notamment la veille et les heures précedant la prière de vendredi, dans davantage d’angoisse et d’inquiétudes. Les citoyens ont-ils besoin, de davantage de flou pour en sortir de la brûme, dans laquelle, l’ensemble des acteurs politiques, de la majorité et de l’opposition, en sont responsables, et bien sûr davantage, ceux de la majorité, representant les forces politiques qui gèrent les affaires du pays et de son peuple. Alors à ceux qui aspirent jouer, via l’espace bleu, alors que le citoyen est plongé dans la vie effective du pays et fait face, à des difficultés réelles et des craintes justifiées, notamment à moins de deux mois de l’échéance présidentielle, il est temps que l’ensemble des acteurs politiques se démarquent sans ambigüité, de tout appel ou action initié sous l’anonymat, et apprennent ce qu’est la coexistence politique, sous le diktat des lois de la République, pour prémunir le pays des risques de dérapages, lesquels profitent à ceux qui ne peuvent exister politiquement, que dans le flou et les incertitudes, pour pouvoir surfer sur toute colère ou contestation citoyenne, pour atteindre leurs visées soigneusement cachées, comme ils ont caché, leur identités, par des appels anonymes. Une posture refléchie, car en dévoilant leur identité, l’écho de l’appel n’aurait pas suscité des inquiétudes et des curiosités de la part du simple citoyen lambda, en s’interrogeant préoccupé, notamment sur l’impact de l’appel en question le jour J, hier, en l’occurrence.
Karima B.