La première session de la Haute commission parlementaire mixte entre l’Algérie et la Mauritanie, a achevé hier ses travaux consacrant une nouvelle étape dans la consolidation des relations bilatérales. Placée sous le thème « Activer le rôle parlementaire dans le soutien et le renforcement de la coopération économique bilatérale : vers un partenariat intégré et durable », cette rencontre a confirmé la volonté commune d’insuffler une dynamique accrue aux relations algéromauritaniennes. Dans son allocution, le président de l’Assemblée populaire nationale, Brahim Boughali, a affirmé que les relations algéromauritaniennes constituent « un modèle avancé de coopération fondé sur la confiance mutuelle et une vision stratégique partagée », contribuant au renforcement de la sécurité, de la stabilité et des trajectoires de développement aux niveaux régional et africain. Il a souligné que les deux pays sont liés par des relations historiques solides, ancrées dans la fraternité sincère, l’unité de destin et le respect mutuel de la souveraineté. Il a rappelé que cette commission parlementaire a été instituée en vertu d’un protocole visant à établir un cadre institutionnel permanent de concertation, traduisant la volonté politique des dirigeants des deux pays, le président Abdelmadjid Tebboune et son homologue mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, d’élever la coopération bilatérale à des niveaux plus intégrés et plus efficaces. Boughali a également mis en avant le caractère stratégique du thème économique retenu, estimant qu’il consacre le rôle du Parlement comme véritable levier d’appui au partenariat global entre les deux pays. Il a relevé que la Mauritanie est le premier pays avec lequel l’Assemblée populaire nationale institue une commission parlementaire de ce niveau, un choix qui reflète la place privilégiée qu’occupent les relations algéro-mauritaniennes. Le président de l’APN a évoqué plusieurs jalons importants de la coopération bilatérale, notamment la 19e session de la grande commission mixte tenue à Nouakchott en 2022, couronnée par la signature de 26 accords et mémorandums d’entente couvrant des secteurs vitaux. Il a souligné que les relations entre les deux pays ne sont nullement conjoncturelles, mais s’inscrivent dans une longue tradition de confiance, de noningérence et de respect des choix nationaux. Sur le plan économique, les discussions ont porté sur le renforcement des échanges commerciaux, la promotion des investissements et la mise en valeur des projets structurants. À cet égard, la route Tindouf–Zouerate a été présentée comme un axe stratégique majeur pour le renforcement de l’intégration économique et l’ouverture des deux pays sur leur profondeur africaine, en cohérence avec les objectifs de la Zone de libre-échange continentale africaine. Le lancement effectif de la ligne maritime entre l’Algérie et la Mauritanie a également été salué comme une avancée concrète en matière de connectivité logistique et de diversification des voies de transport. Les deux parties ont par ailleurs souligné l’importance du développement de zones franches et de plateformes logistiques frontalières afin de fluidifier les échanges et d’encourager les investissements conjoints. Boughali a insisté sur le rôle du Parlement qui, au-delà de la ratification des accords, doit contribuer à l’élaboration d’initiatives législatives favorisant un climat d’investissement propice, renforçant la confiance entre opérateurs économiques et accompagnant les projets stratégiques pour en garantir la pérennité. Il a également mis en exergue les projets structurants à dimension continentale engagés par l’Algérie, tels que les réseaux de fibre optique et les infrastructures de transport transsahariennes, qui ouvrent de nouvelles perspectives de coopération dans les domaines du numérique, de l’énergie et des services logistiques.
S. O.















































