Accueil À LA UNE AGRESSION AMÉRICANO-SIONISTE : Téhéran exige un cessez-le-feu sur tous les fronts

AGRESSION AMÉRICANO-SIONISTE : Téhéran exige un cessez-le-feu sur tous les fronts

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Hier matin, alors que la Résistance libanaise a observé le cessez-le-feu dès l’annonce de l’accord entre l’Iran et les États-Unis conclu à travers la médiation du Pakistan, l’entité sioniste a ignoré cet accord, prétendant qu’il ne concerne pas le Liban, et a bombardé différentes régions de ce pays, commettant des massacres notamment à Beyrouth, la capitale ainsi que dans le Sud, la vallée de la Bekaa et le Mont-Liban.

Selon le ministère libanais de la Santé, ces frappes ont fait des centaines de morts et de blessés. Cette agression prouve que l’entité sioniste considère le cessez-le-feu comme le signe de son échec face à la Résistance libanaise. C’est également la preuve de l’effritement de son projet de « Grand Israël » qui s’est heurté à la riposte de l’Iran.

Des médias de l’entité sioniste, comme le journal Maariv, ont reconnu que  la guerre s’est terminée par une victoire iranienne et une capitulation stratégique pour les États-Unis et l’entité sioniste. Ils considèrent que l’issue de la guerre contre l’Iran, après 41 jours de combats, témoigne de la supériorité iranienne.

Ils avouent que le ciblage des dirigeants iraniens, et notamment du Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, « n’a pas entraîné la chute du régime », soulignant que celui-ci a résisté à la première frappe, tandis que son programme nucléaire est resté intact. Les attaques aériennes contre le Liban sont la preuve aussi de l’incapacité des puissances occidentales, à leur tête les Etats-Unis  à faire respecter l’accord de cessez-le-feu par l’entité sioniste.

Des dirigeants iraniens ont averti qu’en réponse à l’agression brutale contre le Liban, le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz doit être immédiatement interrompu et un coup fort et décisif doit être porté à l’entité sioniste. « Soit un cessez-le-feu sur tous les fronts, soit aucun cessez-le-feu sur aucun front », ont-ils affirmé.

Une victoire pour l’Iran

Le Conseil suprême iranien de la sécurité nationale estime que « l’Iran et le Front de résistance au Liban, en Irak, au Yémen et en Palestine occupée ont remporté une grande victoire sur les États-Unis et l’entité sioniste en 40 jours, et que les États-Unis ont été contraints d’accepter un plan en 10 points proposé par l’Iran, après l’échec des forces américaines et sionistes à atteindre leurs objectifs militaires ».

Le Conseil a fait savoir que les dix points iraniens comprenaient « un engagement fondamental à la non-agression, le maintien du contrôle iranien sur le détroit d’Ormuz, la reconnaissance du droit de l’Iran à l’enrichissement d’uranium, la levée de toutes les sanctions primaires et secondaires, la dénonciation des résolutions du Conseil de sécurité à ce propos, l’indemnisation des dommages subis par l’Iran, le retrait des forces de combat américaines de la région et la cessation des hostilités sur tous les fronts, y compris celui contre la résistance au Liban », soulignant que les États-Unis étaient contraints d’accepter ce plan. S’adressant au peuple iranien, il proclama la victoire, déclarant : « Nous vous informons que l’ennemi, dans sa guerre injuste, illégale et criminelle contre le peuple iranien, a subi une défaite historique incontestable et écrasante.» Le Conseil a noté que « la majeure partie des capacités militaires américaines dans la région a été détruite et des dommages considérables ont été infligés à ses infrastructures et à ses ressources. De plus, des coups durs ont été portés à l’entité sioniste, resserrant ainsi l’étau autour de l’ennemi sur tous les fronts. » Auparavant, le président américain Donald Trump avait annoncé via la plateforme Truth Social qu’il suspendrait les bombardements et les attaques contre l’Iran pendant deux semaines, à condition que l’Iran accepte l’ouverture complète, immédiate et sûre du détroit d’Ormuz. Mardi, quelques heures avant l’accord de cessez-le-feu,  la Chine et la Russie ont opposé leur droit de veto à l’adoption au Conseil de sécurité de l’ONU, d’un projet de résolution présenté par Bahreïn, sur le détroit d’Ormuz en y opposant leur droit de véto. Ils ont ainsi empêché l’ouverture du détroit d’Ormuz aux navires marchands commerciaux sous escorte militaire. Les observateurs estiment que la Chine et la Russie ont ainsi clairement aidé l’Iran à garder en main une carte maitresse dans sa riposte contre l’agression américano-sioniste. 

M’hamed Rebah

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