Le procureur de la République près le pôle pénal économique et financier de Sidi M’hamed à Alger a requis, hier, une peine de 12 ans de prison ferme et une amende d’un million de dinars contre l’ancien ministre de l’Industrie, Ali Aoun. Une peine de 10 ans de prison ferme et une amende d’un million de dinars algériens ont été également requises contre son fils. Aoun et son fils sont poursuivis dans le cadre d’une affaire de corruption concernant le groupe de métallurgie et de sidérurgie « Imetal ». Les charges retenues à leur encontre portent sur l’octroi de marchés en violation de la législation, la perception d’avantages indus, le détournement de deniers publics, ainsi l’abus d’influence et de fonction. Dans le cadre de la même affaire, le Procureur a aussi demandé la condamnation de l’ex- PDG du groupe Madar, et ancien président de la FAF, Charaf Eddine Amara, à une peine de 6 ans de prison ferme et à une amende d’un million de dinars. Il a également requis la condamnation de l’ex-PDG du complexe El Hadjar (Filiale d’Imetal), Karim Boulaioune, à une peine de 10 ans de prison et à une amende d’un million de dinars, ainsi que 10 ans de prison ferme contre le DG de l’Entreprise nationale de fonderies algériennes « Fondal », Salhi Noureddine. Cette affaire, qui touchent le groupe « Imetal » concerne la vente et l’achat de déchets ferreux et de résidus de cuivre, ainsi que l’octroi de marchés en violation de la législation en vigueur. Les accusés sont inculpés de chefs d’accusation prévus par la loi 01/06 relative à la lutte contre la corruption et à sa prévention, concernant le détournement de fonds publics, la réception d’avantages indus, l’abus d’influence et l’abus de fonction.
R. N.








































