Hemdani réagit aux critiques : « J’ai l’habitude de gérer la pression »

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Depuis sa nomination à la tête de la sélection nationale, Brahim Hemdani n’échappe pas aux critiques. Au contraire, le nouveau sélectionneur fait face à une pression grandissante, alimentée notamment par les interrogations autour de son expérience sur le banc de touche et de sa capacité à diriger une équipe nationale soumise à de très fortes exigences. Conscient de cet environnement particulièrement exigeant, le technicien algérien a tenu à afficher sa sérénité lors de sa dernière conférence de presse.
«J’ai l’habitude de gérer la pression, que ce soit lorsque j’étais joueur ou depuis que je suis passé au métier d’entraîneur. Je cherche toujours à relever des défis dans les niveaux les plus élevés », a-t-il affirmé, tentant ainsi de montrer qu’il dispose du mental nécessaire pour assumer ses nouvelles responsabilités. Mais derrière ce discours rassurant, la réalité est loin d’être simple pour le successeur de Petkovic à la tête des Verts. Depuis l’annonce de sa nomination, plusieurs voix se sont élevées pour remettre en question son profil et son parcours d’entraîneur. Le principal argument avancé par ses détracteurs concerne son manque d’expérience au plus haut niveau, notamment dans la gestion d’une équipe professionnelle confrontée à des objectifs et à une pression comparables à ceux de la sélection nationale. Jusque-là, le parcours de Hemdani sur les bancs de touche s’est essentiellement construit dans les divisions inférieures du football français. Son expérience avec la sélection algérienne des U20, bien que relativement brève, constitue néanmoins une référence importante. Il avait notamment contribué à la conquête de la médaille d’or lors de la précédente édition des Jeux méditerranéens. Un résultat positif qui témoigne de ses capacités, mais qui ne semble pas suffire à convaincre une partie de ses opposants.
Pour ces derniers, le passage du football des catégories inférieures à la direction de la sélection nationale représente un saut considérable, dont la réussite reste à démontrer. Une situation qui place d’emblée le nouveau sélectionneur sous une pression supplémentaire, alors qu’il doit encore gagner la confiance de l’opinion publique et faire ses preuves sur le terrain. Hemdani sait donc que son crédit sera étroitement lié à ses premiers résultats, à ses choix et à sa capacité à imposer une véritable identité de jeu aux Verts.
En affirmant être habitué aux défis et à la pression, le sélectionneur tente de désamorcer les critiques. Reste désormais à transformer ce discours en résultats concrets. Car, dans le contexte actuel, seule la réponse du terrain pourra véritablement faire taire les sceptiques et conforter sa légitimité à la tête de l’équipe nationale.
Hakim S.