Le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudène, a appelé à la création d’une plateforme numérique à l’échelle du continent africain, permettant un suivi régulier et continu de la situation épidémiologique liée à la maladie du virus Ebola, et garantissant l’échange entre les pays africains et les autorités sanitaires compétentes. Le ministre a réaffirmé l’engagement de l’Algérie pour la sécurité sanitaire continentale.
Lors de sa participation par visioconférence à la réunion africaine sur «le renforcement de la riposte à la maladie à virus Ebola et la consolidation de la sécurité sanitaire continentale», organisée par le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), le ministre a mis en avant «l’importance d’accélérer le développement de mécanismes de surveillance épidémiologique et d’échange d’informations, à travers la création d’une plateforme numérique au niveau continental », indique jeudi un communiqué du ministère. Cette plateforme serait appuyée par un tableau de bord commun, permettant un suivi régulier et continu de la situation épidémiologique liée à la maladie du virus Ebola, tout en garantissant la centralisation, la mise à jour et l’échange des données entre les pays africains et les autorités sanitaires compétentes.
Le rôle de la plateforme numérique notamment dans la riposte à l’épidémie d’Ebola
Le ministre a mis en avant au cours de cette réunion, qui s’est déroulée en présence du président de l’Agence nationale de sécurité sanitaire, Kamel Sanhadji, et de plusieurs cadres de l’administration centrale du ministère, que ce mécanisme numérique contribuerait à «suivre l’évolution des cas d’infection, à identifier les foyers de propagation de la maladie, à évaluer les besoins, à renforcer les capacités d’alerte précoce et à coordonner les interventions en fonction de l’évolution de la situation épidémiologique». Il a ajouté que cette démarche « permettra de soutenir la prise de décision sur la base de données précises et actualisées, d’évaluer les mesures prises et d’orienter les ressources humaines et matérielles vers les priorités définies, renforçant ainsi l’intégration entre les systèmes de santé africains et accroissant l’efficacité de la riposte collective ».
L’Algérie renouvelle son engagement pour la santé publique en Afrique
Ait Messaoudène a également exprimé sa solidarité avec les familles des victimes de cette maladie et insisté sur « l’importance de conjuguer les efforts africains afin de limiter sa propagation », réaffirmant «l’engagement de l’Algérie, sous la conduite du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, à poursuivre son soutien aux initiatives africaines visant à promouvoir la santé publique, à renforcer la solidarité entre les pays du continent et à consolider une approche collective intégrée capable de faire face aux risques sanitaires actuels et futurs». Dans le cadre de la solidarité continentale, le ministre a réitéré l’engagement de l’Algérie à contribuer aux efforts africains visant à faire face à la maladie du virus Ebola, à travers sa contribution financière au fonds dédié au soutien de la riposte contre cette maladie, confirmant ainsi que la mobilisation des ressources et le partage des responsabilités constituent deux piliers fondamentaux pour garantir une riposte collective efficace et durable, fondée sur la coopération et la complémentarité entre les pays africains. Il a également indiqué la nécessité d’instaurer «une coordination africaine continue et efficace, ainsi que d’intensifier la mobilisation conjointe des ressources», tout en réitérant « la disposition de l’Algérie à poursuivre la coopération avec les pays africains frères, les instances sanitaires continentales et internationales, et à mettre à disposition ses expertises et ses capacités pour soutenir la préparation sanitaire, renforcer la surveillance épidémiologique et la transition numérique, outre l’intensification de l’échange d’expériences et du renforcement des capacités »
R. I.













