SAHARA OCCIDENTAL : Mettre fin à la dernière colonie en Afrique

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Au troisième Sommet Russie-Afrique, à Moscou, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a réaffirmé que la sécurité et la stabilité du continent africain restent indissociables du règlement de la question du Sahara occidental, dernier processus de décolonisation en Afrique toujours inachevé.
Il a salué la position constante de la Russie en faveur du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et son soutien au processus conduit sous l’égide des Nations unies.  «La fin des derniers vestiges du colonialisme en Afrique demeure une condition essentielle à l’instauration d’une paix durable sur le continent » ; C’est le message porté par le président de la République dans une allocution lue par le Premier ministre, Sifi Ghrieb, à l’occasion du troisième Sommet Russie-Afrique organisé à Moscou.  «La consolidation de la sécurité et de la stabilité sur notre continent passe impérativement par l’élimination des derniers vestiges du colonialisme en Afrique, à savoir la question du Sahara occidental », a affirmé Abdelmadjid Tebboune. Il a rappelé que l’Afrique, forte de son histoire de luttes contre le colonialisme, l’exploitation et l’imposition du fait accompli, demeure attachée au principe de l’autodétermination et au respect de la légalité internationale. Dans ce contexte, le Président de la République a salué les efforts du Conseil de sécurité ayant abouti à la reprise, au début de cette année, des négociations entre les deux parties au conflit, sous l’égide des Nations unies. Il a également exprimé la reconnaissance de l’Algérie à la Fédération de Russie pour sa position constante en faveur du droit à l’autodétermination et son engagement à soutenir le processus onusien ainsi que les efforts de l’Envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies. L’objectif, a-t-il souligné, est de parvenir à un règlement politique juste, durable et mutuellement acceptable, conformément à la Charte des Nations unies et aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité. Réaffirmant le soutien de l’Algérie à ce processus, Abdelmadjid Tebboune a insisté sur le fait qu’aucune solution juste et durable ne saurait être envisagée en dehors d’un règlement politique consensuel garantissant au peuple sahraoui son droit à l’autodétermination.

La souveraineté et le dialogue, piliers de la stabilité
Abordant plus largement les défis sécuritaires du continent, le président de la République a mis en garde contre les ingérences étrangères dans les affaires intérieures des États africains. Quels que soient leurs prétextes, celles-ci contribuent, selon lui, à alimenter les tensions, accentuer les divisions et prolonger les crises, au détriment de la paix, de la sécurité et du développement. « La véritable stabilité ne peut être importée ni imposée par la force », a-t-il affirmé, estimant qu’elle repose sur le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États, ainsi que sur un dialogue politique inclusif conduit par les peuples eux-mêmes. Le Chef de l’État a enfin souligné que la sécurité et la stabilité en Afrique ne peuvent être dissociées d’un développement socio-économique inclusif, estimant que ces deux dimensions doivent avancer conjointement pour garantir une paix durable sur le continent.
Ania N.