L’Union africaine examine les moyens d’accélérer la transformation numérique du continent, à l’occasion de la 6e session ordinaire du Comité technique spécialisé sur la communication et les technologies de l’information et de la communication (STC-CICT), ouverte lundi à Libreville, au Gabon, avec la participation de responsables gouvernementaux, d’experts et de partenaires.
Placée sous le thème « L’avenir numérique de l’Afrique, la voix de l’Afrique : promouvoir l’innovation, l’inclusion numérique et façonner le récit africain », cette session vise à renforcer la coopération entre les Etats membres et à accélérer la mise en œuvre des politiques continentales dans les domaines de la communication et du numérique. Les travaux portent notamment sur l’évaluation de la mise en œuvre de la Stratégie de transformation numérique pour l’Afrique (2020-2030), ainsi que sur les stratégies continentales relatives à l’intelligence artificielle, à la gouvernance des données, à l’identité numérique et à la cybersécurité. Les participants examinent également de nouveaux cadres et initiatives visant à renforcer la protection des données personnelles, l’interopérabilité des systèmes d’identité numérique, le partage transfrontalier des données et le développement des infrastructures numériques. Les discussions accordent une attention particulière à l’inclusion numérique des jeunes, des femmes et des populations insuffisamment desservies.
Lors de l’ouverture, le directeur des infrastructures et de l’énergie de la Commission de l’UA, Kamugisha Kazaura, a souligné l’importance des technologies émergentes, notamment l’intelligence artificielle, dans l’accélération de la transformation numérique du continent. Il a également mis en avant la connectivité, l’échange sécurisé des données et l’interopérabilité comme fondements de services publics intégrés et de l’innovation numérique.
La session doit permettre de formuler des recommandations à l’intention des instances décisionnelles de l’Union africaine et de renforcer la coordination entre les Etats membres, les communautés économiques régionales et les institutions partenaires, en vue de faire du numérique un levier de développement inclusif et durable sur le continent.
R. I.




