Plus de 400 000 stagiaires et apprentis rejoigneront aujourd’hui les établissements de formation et d’enseignement professionnels à travers le pays, à l’occasion de la rentrée de la session d’octobre 2026.
Une rentrée marquée par l’ouverture de 23 nouvelles spécialités, le renforcement des formations liées aux métiers d’avenir et une adaptation plus étroite de l’offre aux besoins du marché du travail. Répartis à travers plus de 1.100 établissements, les nouveaux stagiaires bénéficieront des différentes formules de formation proposées par le secteur, selon les capacités pédagogiques mobilisées dans les différentes wilayas. Cette nouvelle session intervient dans un contexte de transformation de la formation professionnelle, avec l’objectif affiché de rapprocher davantage les compétences acquises des besoins réels des entreprises.
Des spécialités pour accompagner les mutations économiques
L’une des principales nouveautés de cette session réside dans l’introduction de 23 nouvelles spécialités couvrant plusieurs secteurs considérés comme prioritaires. L’offre s’élargit notamment aux énergies renouvelables, à la cybersécurité, à l’environnement et la qualité, à l’industrie 4.0, au développement web et à l’intelligence artificielle, ainsi qu’à d’autres domaines liés aux mutations de l’économie et aux besoins des entreprises. Le secteur mise également sur un élargissement de l’enseignement de l’anglais dans plusieurs spécialités techniques, en réponse à la demande exprimée par les opérateurs économiques et à l’importance croissante de cette langue dans certains métiers techniques et professionnels. Cette évolution traduit la volonté de faire de l’employabilité l’un des principaux critères dans la conception des offres de formation. Le secteur s’appuie désormais davantage sur les besoins identifiés à court et moyen termes afin d’anticiper les compétences recherchées par les entreprises. La digitalisation constitue également l’un des changements importants de cette session. Deux plateformes intégrées au portail national des services numériques gouvernementaux « Dzair Digital Services » doivent faciliter les inscriptions, l’orientation et la mise en relation entre les établissements de formation et les entreprises. La plateforme « Takwin » permet aux candidats de s’inscrire et de consulter les spécialités disponibles aux niveaux local et national. De son côté, « Tamhin » doit permettre aux entreprises d’exprimer leurs besoins en matière de spécialités et d’effectifs à former. Ce dispositif ouvre également la possibilité d’adapter, pour certaines formations, la durée et le contenu des programmes en fonction des besoins du partenaire économique, en coordination avec les équipes pédagogiques.
Après les incendies, mobilisation dans les wilayas sinistrées
Cette rentrée intervient également après les incendies qui ont touché plusieurs wilayas de l’Est et du Centre du pays à la fin du mois d’août. Le secteur de la formation professionnelle avait été mobilisé pour contribuer à l’effort national de solidarité, notamment à travers l’appui aux opérations d’hébergement et de prise en charge des sinistrés, particulièrement à Jijel. La mobilisation a également impliqué les stagiaires eux-mêmes. Plus de 500 stagiaires du secteur ont participé aux opérations de solidarité à Jijel, en mettant leurs compétences professionnelles au service des travaux de réhabilitation rendus nécessaires par les dégâts provoqués par les incendies. Cette mobilisation s’est inscrite parallèlement aux préparatifs de la rentrée, avec la mise en place de commissions de suivi chargées de contrôler quotidiennement l’état de préparation des établissements sur les plans pédagogique, matériel, administratif et numérique. Ces commissions ont notamment suivi la disponibilité des ateliers, laboratoires, salles de cours, équipements techniques, matières premières ainsi que les conditions d’accueil, d’hébergement, de restauration et de transport des stagiaires.
Ania N.







