Toute la planète a vu Nasser Bourita, tel un cancre, un dernier de la classe, enfoncé dans son siège de la salle de l’Assemblée générale des Nations unies, écoutant avec intérêt le criminel de guerre Netanyahou débiter son chapelet de mensonges. Mais cette image, la presse du makhzen l’a effacée d’un trait pour affirmer, toute honte bue, que le Maroc a eu le courage de figurer parmi les délégations de pays qui ont quitté la salle quand le génocidaire est monté sur la tribune pour déverser son fiel. Les dépêches des agences de presse qui ont couvert l’événement ont cité nommément, le Maroc et les Emirats dans le lot des rares pays qui n’ont pas protesté contre le discours prononcé par le premier ministre de l’entité sioniste. C’est un fait établi que ne peut démentir aucun exercice de la presse du Makhzen. Et la question qui s’impose est : pourquoi le Makhzen qui, enfoncé jusqu’au cou dans la dynamique de normalisation avec l’entité sioniste, s’époumone à vouloir nier une évidence ? Le Maroc normalisateur, qui a vendu son âme au diable, qui est devenu une patrie de substitution pour les sionistes, n’a pas le courage et encore des positions de principes immuables aux côtés des causes justes pour gifler Netanyahou. L’Algérie, ainsi que plusieurs pays, se sont retirés, jeudi, de la salle de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, lorsque le sioniste génocidaire qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt international émis par la Cour pénale internationale (CPI) a fait son entrée dans la salle de conférences des Nations Unies pour prononcer un discours. Ce retrait massif de délégations au cri de « free Palestine » n’a pas poussé les représentants des Émirats arabes unis et du Maroc à leur emboîter le pas. Ils sont restés de marbre, attendant l’ordre de leur maître pour l’applaudir quand il entamera son chapelet de mensonges. Le retrait de l’Algérie et d’autres pays, une réaction qui s‘inscrit dans le cadre de la légalité internationale, car rester pour écouter le discours aurait été une atteinte à la crédibilité de la CPI qui l’a déclaré criminel de guerre. L’action a été décidé pour protester contre les crimes commis par l’entité sioniste en Cisjordanie et son agression génocidaire contre la bande de Ghaza. L’Algérie, et de nombreux pays d’Afrique, d’Europe, d’Asie, d’Amérique Latine, des Caraïbes et d’Océanie, soutenant le peuple palestinien, ont décidé de quitter la salle, où se tenait la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU, à l’entame du discours de ce criminel. Parallèlement, les Émirats arabes unis et le Royaume du Maroc sont restés sur place en total contradiction avec leurs discours sur leur prétendu soutien aux droits des Palestiniens. Le roi du Maroc est bel et bien le président du comité El-Qods et qui malgré une honteuse normalisation avec l’entité sioniste continue de crier que la cause palestinienne est la clé de voute de sa politique étrangère. Son ministre des affaires étrangères a eu le culot de qualifier la résistance palestinienne de groupes extrémistes à éradiquer pour construire la paix au Moyen orient. Quelle trouvaille pour le royaume de Lyautey… La force des pays se mesure à l’aune de la constance de leurs positions de principes dans le soutien des causes justes.
Du bon côté de l’histoire
Et le retrait de l’Algérie, est une action qui s’inscrit dans sa ligne constante et son discours de soutien à la cause palestinienne.
Il représente un acte souverain de protestation contre la politique criminelle de l’entité sioniste qui a fait, depuis le 7 octobre 2023, 73928 martyrs et 175305 blessés, selon le dernier bilan rendu public par les autorités palestiniennes qui font également état de nombreux corps ensevelis sous les décombres.
Bourita sait parfaitement que l’entité sioniste cible quotidiennement les Palestiniens par des campagnes d’arrestations, notamment à El-Qods et en Cisjordanie occupées. À travers son retrait, l’Algérie a renouvelé son engagement à défendre les droits légitimes du peuple palestinien, et reste ainsi en tête des pays rejetant la normalisation avec l’entité sioniste. Chargé par le président Abdelmadjid Tebboune, le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, représentant l’Algérie à la semaine de haut niveau de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies à New York a exprimé les positions de principe de l’Algérie et défendu la cause palestinienne. Les délégations ayant quitté la salle de l’Assemblée générale se sont succédées suite à l’appel lancé par la délégation palestinienne à l’ONU, un moment fort qui a mis en évidence l’isolement politique de l’entité sioniste, délégitimant, par la même, la présence du représentant de l’entité allant ainsi bien au-delà du simple rejet du contenu de son discours. Le fait que les représentants du petit État du Golfe et du Makhzen soient restés sur place pour écouter le discours, reflète le soutien qu’ils apportent à l’occupation sioniste en opposition flagrante avec les aspirations de l’opinion publique arabe et islamique, en somme un acte de trahison de la cause centrale de toute une nation.
Et au moment où l’Algérie sort grandie par son acte et les positions qu’elle a défendue à la 81e Assemblée générale de l’Onu, le Maroc du Makhzen s’est enfoncé dans la fange de la soumission à l’ordre sioniste. Il s’est ridiculisé lui qui croyait jouer dans la cour des grands mais qui s’était retrouvé isolé dans une salle immense où s’étaient retrouvés, seuls, les soutiens et les complices du génocide actuellement en cours en Palestine occupée.
Slimane B.















































