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DES DIZAINES DE DÉLÉGATIONS TOURNENT LE DOS À NETANYAHOU À L’ONU : « On n’écoute pas le bourreaudes Palestiniens »

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Le discours du Premier ministre de l’occupation sioniste, Benjamin Netanyahou, devant la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, jeudi à New York, s’est déroulé dans une atmosphère particulièrement tendue.
Des dizaines de délégations ont quitté l’hémicycle au moment où il entamait son intervention, laissant de nombreuses rangées de sièges vides. Des huées et des cris ont également retenti dans la salle. Le départ des délégations s’est produit dès l’arrivée de Netanyahou à la tribune, dans un geste de protestation contre sa présence et la politique de son gouvernement. Des représentants de plusieurs pays arabes et musulmans, ainsi que d’autres délégations, ont quitté la salle avant ou au début de son intervention. La délégation palestinienne avait auparavant appelé les missions diplomatiques à participer à cette action de protestation. Face à ces départs, le Premier ministre de l’occupation sioniste a qualifié les représentants ayant quitté l’hémicycle de « lâches moralement », avant d’inviter ceux qui partageaient leur position à quitter eux aussi la salle. Son équipe présente dans l’hémicycle a, pour sa part, applaudi son intervention.

Une défense de la politique de l’occupation
À la tribune de l’ONU, Netanyahou a rejeté les accusations portées contre l’entité sioniste concernant ses opérations dans la bande de Ghaza, notamment les accusations de génocide, tout en défendant l’action de son gouvernement. Il a également attaqué plusieurs de ses détracteurs, dont le maire de New York, ainsi que des pays qui ont durci leurs critiques à l’égard de la politique de l’occupation. Sur la question de Ghaza, le Premier ministre de l’occupation a qualifié les accusations de génocide de « plus grand mensonge du siècle ». Cette affirmation intervient alors que la Commission d’enquête internationale indépendante mandatée par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a conclu, en septembre 2025, que les autorités et forces sionistes avaient commis un génocide contre les Palestiniens de la bande de Ghaza. La Commission a réitéré cette conclusion en 2026, faisant également état de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre. La question reste par ailleurs au centre d’une procédure devant la Cour internationale de Justice, saisie par l’Afrique du Sud fin 2023 au titre de la Convention sur le génocide. La CIJ n’a pas encore rendu de jugement définitif sur le fond de cette affaire. Netanyahou a également minimisé les violences commises par les colons sionistes en Cisjordanie occupée, tout en présentant son gouvernement comme engagé dans la défense de ses citoyens. Son discours a ainsi mêlé défense politique, accusations contre ses détracteurs et présentation de la position de l’occupation sur la guerre à Ghaza et les autres dossiers régionaux. Le Premier ministre de l’occupation a, en outre, évoqué le programme nucléaire iranien et affirmé que les installations nucléaires iraniennes avaient été lourdement frappées. Ces déclarations interviennent dans un contexte de fortes tensions régionales et de difficultés persistantes à établir publiquement l’état exact du programme nucléaire iranien.

Un discours sous le poids des poursuites internationales
L’intervention de Netanyahou s’est également déroulée alors qu’il fait l’objet d’un mandat d’arrêt délivré par la Cour pénale internationale en novembre 2024. La CPI avait alors annoncé des mandats visant Benjamin Netanyahou et l’ancien ministre sioniste de la Défense Yoav Gallant, pour des crimes de guerre et crimes contre l’humanité présumés dans le contexte des opérations menées dans la bande de Ghaza. L’entité sioniste rejette ces accusations et conteste la compétence de la CPI. La présence de Netanyahou à l’Assemblée générale de l’ONU intervient ainsi dans un contexte de fortes tensions autour de la responsabilité internationale des dirigeants sionistes et de la conduite de la guerre contre les Palestiniens.

Manifestations massives à New York
À l’extérieur du siège des Nations unies, plusieurs centaines de manifestants se sont également mobilisés pour dénoncer la présence de Netanyahou et réclamer la fin de la guerre contre les Palestiniens à Ghaza. Des rassemblements ont été organisés à proximité du siège de l’ONU et dans plusieurs secteurs de Manhattan, avec des drapeaux palestiniens et des pancartes appelant à la liberté de la Palestine et à la fin de l’occupation. La police new-yorkaise a déployé un important dispositif de sécurité autour des lieux de rassemblement. Selon plusieurs médias américains, plus d’une centaine de personnes ont été interpellées lors d’une manifestation organisée avant le discours du Premier ministre de l’occupation. La mobilisation a également réuni des militants juifs opposés à la politique du gouvernement sioniste. Des membres du mouvement Neturei Karta ont notamment dénoncé la présence de Netanyahou à l’ONU et contesté sa prétention à parler au nom de l’ensemble des juifs. Ainsi, le passage de Benjamin Netanyahou à la tribune de l’Assemblée générale s’est déroulé sous le signe de la contestation, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’ONU. Le départ de dizaines de délégations, les protestations dans l’hémicycle et les manifestations à New York ont marqué une intervention consacrée principalement à la défense de la politique de l’occupation sioniste face aux accusations et critiques internationales liées à la guerre menée contre les Palestiniens à Ghaza.
M. Seghilani

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