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Regain d’activité politique

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La scène politique nationale s’est subitement ranimée avec le concours de plusieurs événements liés les uns aux autres et dont il y a au moins trois faits qui méritent d’être soulignés et qui ont contribué, de façon directe, à cette dynamique observée dans les salons comme sur le terrain. Il s’agit des élections locales fixées au 28 novembre prochain, de l’activité de l’Autorité nationale indépendante des élections qui s’est conséquemment mise en branle et, enfin, la rentrée parlementaire fort attendue demain mercredi. Le premier déclic qui a aiguillonné la scène politique est, sans conteste, la convocation du corps électoral pour les joutes locales de novembre comme décision signée par le président de la République il y a deux semaines. Depuis, et naturellement, l’ANIE, qui a vu arriver sa tête quelques jours plus tôt Saâd Arous, a entamé les préparatifs du processus électoral de bout en bout. Mais ce qui est remarquable dans l’activité de l’autorité ces derniers jours, c’est le dialogue qu’elle a lancé avec les partis. Une dizaine de chefs de formations politiques ont fait la queue devant le bureau du président de l’ANIE élu à Club des Pins. Les discussions entre les deux parties ont essentiellement tourné autour des garanties à mettre en place, notamment la transparence et l’équité, pour réussir le rendez-vous du 28 novembre. Du coup, le bal politique a provoqué, quoique timidement à ce stade, un débat national autour de plusieurs questions à dimensions politique et électorale. Outre l’exigence de conditions idoines pour l’organisation des prochaines joutes, la nouvelle loi électorale s’est invitée dans le débat national en ce qu’elle constitue un cadre général pour l’organisation, la modernisation et la démocratisation des pratiques politiques. Le ministre de l’Intérieur, Saïd Sayoud, a, en effet, tenu une réunion de travail spéciale pour la mise en œuvre de l’une des clauses de cette loi. Notamment, la mise en place d’une plateforme numérique pour le suivi des partis politiques. L’objectif visé étant l’amélioration du rapport de l’administration aux formations politiques en activité. Enfin, l’un des événements politiques les plus attendus cette semaine, c’est l’ouverture de la session parlementaire ordinaire avec ses deux chambres, le Conseil de la nation et l’Assemblée populaire nationale. La traditionnelle cérémonie à laquelle participeront, outre les élus et les membres des chambres haute et basse du Parlement, les membres du Gouvernement qui sera conduit, comme le veut la règle, par le Premier ministre. Outre la fièvre électorale provoquée par le rendez-vous de novembre prochain, nous assistons à la grande rentrée politique.   

Farid Guellil

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