L’Irlande cherche à mobiliser ses partenaires européens en faveur d’une réponse commune à l’escalade de l’occupation sioniste en Cisjordanie occupée, notamment à travers l’élargissement des sanctions visant les responsables et les colons, ainsi que l’interdiction de l’entrée sur les marchés de l’Union européenne des produits et services liés aux colonies. Dublin œuvre à la constitution d’un front européen commun pour répondre, sur le plan économique, à l’expansion coloniale et aux mesures prises par l’occupant sioniste en Cisjordanie occupée. Le ministre d’État irlandais chargé de la Coopération internationale, Neil Richmond, a affirmé que son pays s’efforçait de rallier plusieurs États européens à des mesures économiques coordonnées, soulignant que les agressions contre les Palestiniens ne sont pas uniquement imputables au gouvernement sioniste, mais également aux colons. Dans un entretien accordé à Al Jazeera, le responsable irlandais a expliqué que Dublin souhaitait que la réponse européenne commence par le volet économique. Il a notamment rappelé que l’Irlande avait interdit l’importation de produits provenant des colonies sionistes et qu’elle cherchait désormais à convaincre ses partenaires européens d’adopter des mesures similaires. Selon Neil Richmond, l’objectif est d’adresser un message clair au gouvernement de l’occupation : la poursuite de la colonisation, l’annexion de territoires palestiniens et les violences exercées contre les Palestiniens sont « inacceptables ». Le ministre irlandais a rappelé que l’Union européenne avait déjà adopté des sanctions contre des individus liés aux activités coloniales, tout en plaidant pour un élargissement de leur portée afin d’inclure davantage de personnes et d’entités impliquées dans les violations commises contre les Palestiniens. Il a également appelé à interdire le commerce et les services liés aux colonies, ainsi qu’à réduire les avantages dont bénéficie l’occupant sioniste dans ses relations commerciales avec l’Union européenne. Dans cette perspective, Dublin travaille avec plusieurs pays partageant des positions similaires, notamment l’Espagne et les Pays-Bas, afin d’accroître l’impact économique d’éventuelles mesures européennes coordonnées. L’Irlande entend ainsi continuer à promouvoir une politique fondée sur le droit international et le respect des droits humains. Assurant actuellement la présidence du Conseil de l’Union européenne, l’Irlande considère cette responsabilité comme une opportunité pour pousser les Vingt-Sept vers une position plus ferme. Neil Richmond a par ailleurs indiqué que Dublin accueillera la semaine prochaine les ministres des Affaires étrangères de l’UE afin de discuter de la situation dans les territoires palestiniens occupés, notamment en Cisjordanie.
Dublin réaffirme son soutien à l’UNRWA et à la Palestine
Le responsable irlandais a également insisté sur la nécessité de maintenir l’aide humanitaire destinée aux Palestiniens, en particulier le soutien à l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), alors que certains pays européens envisagent de réduire leur contribution à l’agence onusienne. Neil Richmond a, en outre, appelé l’Union européenne à parler d’une seule voix dans les enceintes multilatérales, notamment en poursuivant son soutien au peuple palestinien, en renforçant la reconnaissance de l’État de Palestine et en remettant la solution à deux États au centre de l’agenda international. Le ministre irlandais a mis en garde contre les conséquences de l’expansion coloniale et des mesures prises par l’occupation sioniste en Cisjordanie, estimant qu’elles compromettent sérieusement les perspectives d’une solution à deux États. Il a réaffirmé que, pour Dublin, cette solution demeure la seule voie susceptible de permettre l’instauration d’une paix durable dans la région. Il a ainsi exhorté l’Union européenne à relancer une position coordonnée sur les sanctions économiques et les mesures visant les colons, tout en réaffirmant son attachement à la création d’un État palestinien dans les frontières de 1967, considérées comme la base d’un règlement permettant de garantir la stabilité régionale. La Cisjordanie occupée est régulièrement le théâtre d’incursions et d’arrestations menées par les forces de l’occupation sioniste, tandis que les attaques de colons contre les Palestiniens et leurs biens se multiplient. Cette situation intervient parallèlement à l’accélération des projets de colonisation approuvés par les autorités de l’occupation. Ces développements interviennent à l’approche des élections générales israéliennes prévues le 27 octobre prochain, dans un contexte marqué par les tentatives de plusieurs partis gouvernementaux de mobiliser l’électorat des colons installés en Cisjordanie et à El-Qods occupée. Leur nombre dépasse 750 000 personnes, selon les données citées dans le texte source.
M. S.
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