Aujourd’hui, au Palais des Congrès de Luanda, capitale de l’Angola, ont lieu les travaux de la 21e session extraordinaire de l’Assemblée de l’Union africaine (UA) sur le renforcement des mécanismes de prévention et de règlement des conflits en Afrique.
Le président du Conseil de la nation, Azouz Nasri, y participe, représentant le président Abdelmadjid Tebboune. Il s’agit de renforcer les mécanismes de prévention, de gestion et de règlement des conflits de l’UA, sur la base d’une évaluation des instruments de l’Architecture africaine de paix et de sécurité et de l’Architecture africaine de gouvernance. Les assises interviennent alors que plusieurs crises continuent de secouer le continent. Pour l’UA, l’enjeu est de renforcer ses instruments afin de mieux prévenir les crises, d’améliorer les mécanismes de médiation et de faciliter le règlement des conflits. Le Sommet de Luanda aura un caractère exclusivement africain et sera axé sur le renforcement des mécanismes politiques, juridiques et financiers existants au sein de l’organisation continentale en matière de prévention et de règlement des conflits. Les assises de Luanda auront ainsi la lourde responsabilité d’impulser un nouvel élan à la politique africaine de prévention, de gestion et de règlement des conflits. Au-delà des déclarations et des engagements, l’enjeu sera surtout de traduire cette volonté politique en mécanismes opérationnels capables d’anticiper les crises, de renforcer les efforts de médiation et de redonner à l’Union africaine une place centrale dans la résolution des conflits qui affectent le continent. La position constante de l’Algérie concernant les conflits en Afrique a été réaffirmée en février dernier par le président Abdelmadjid Tebboune, dans une allocution aux participants à une séance consacrée à l’examen du rapport du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA) sur l’état de la paix et de la sécurité en Afrique, dans le cadre des travaux de la 39e session ordinaire du Sommet de l’UA (Addis Abeba), lue par le Premier ministre, Sifi Ghrieb. Ainsi, l’Algérie considère que « les ingérences étrangères illégitimes demeurent parmi les principaux facteurs attisant l’instabilité et entravant les processus de règlement des conflits et de construction démocratique sur le continent, d’où la nécessité d’une position africaine unifiée et ferme pour y faire face, partant de notre responsabilité collective envers nos peuples ». Pour l’Algérie, « la réponse à ces défis requiert la pleine opérationnalisation de l’Architecture africaine de paix et de sécurité, ainsi que la traduction concrète du principe des +solutions africaines aux problèmes africains+, à travers le soutien au retour à l’ordre constitutionnel, le renforcement du dialogue politique, l’opérationnalisation de la Force africaine en attente (FAA) et la garantie de l’autonomie financière des opérations de maintien de la paix, notamment par le soutien au Fonds pour la paix de l’Union africaine, afin de garantir l’indépendance de notre décision politique ». L’Algérie qui ne manque pas une occasion pour réitérer son engagement constant envers les principes ancrés dans les textes fondateurs de l’Union africaine et la Charte des Nations unies, soutient les solutions pacifiques aux conflits en Afrique. On sait que c’est l’Algérie qui assure la présidence tournante du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA durant ce mois d’août. À ce propos, l’ambassadeur d’Algérie en Ethiopie et son Représentant permanent auprès de l’UA, président en exercice du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA, Mohamed Khaled, a déclaré que « l’Algérie est convaincue que la sécurité, la stabilité et le développement de l’Afrique relèvent d’une responsabilité collective qui appelle la conjugaison des efforts de tous ses enfants dans un esprit de solidarité, d’unité et d’intégration, au service des aspirations des peuples du continent à la paix et à la prospérité ».
M’hamed Rebah














































