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LES CHIFFRES DES VICTIMES DE SA MACHINATION L’EMBARRASSANT AU PLUS HAUT POINT : Le Makhzen dans ses petits souliers

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Maintenant qu’un grain de sable est venu gripper la machination fomentée par le Makhzen pour déstabiliser le gouvernement espagnol de Pedro Sanchez, le Maroc tente de se présenter comme la victime d’un complot qui visait à ternir son image à la veille de la fête du trône qu’il voulait comme l’occasion de présenter une image idyllique du royaume.
L’Espagne a fait front derrière le gouvernement socialiste pour dénoncer une agression contre son intégrité. Le Makhzen tente aujourd’hui de manipuler le nombre de victimes alors que les preuves de son implication dans la marée humaine qui a déferlé sur l’enclave de Ceuta s’accumulent. Des sources espagnoles évoquent le chiffre de 72 morts, alors que le Maroc n’en recense que 11. Le plus loufoque dans cette histoire « d’invasion de l’enclave est que des mouches électroniques marocaines ont tenté de donner du crédit au scénario du complot contre le  royaume en affirmant que 60% des clandestins ayant déferlé sur l’enclave sont des algériens. Et cette thèse a été amplifiée par des chaînes de propagande à l’instar de CNews qui a repris cette fake-news pour tenter de la grossir et faire avaler la couleuvre.
Selon Madrid, au moins 72 migrants ont perdu la vie, en essayant de gagner de force Ceuta depuis le Maroc, lors de l’afflux inédit de dizaines de milliers de personnes dans l’enclave espagnole en Afrique du Nord, tandis que Rabat en compte 11 morts. Selon Madrid, la « quasi-totalité » des intrus ayant franchi illégalement la frontière — surtout des jeunes Marocains — ont depuis été renvoyés au Maroc, où les autorités ont mis longtemps à s’exprimer sur ce soudain afflux décrit par le gouvernement autonome de Ceuta comme le pire jamais vu dans l’enclave, et dont le bilan humain ne cesse de s’aggraver. « Le dernier chiffre que nous ayons est de 72 morts», a indiqué le délégué du gouvernement local de Ceuta, Miguel Angel Perez Triano, à des journalistes qui l’interrogeaient sur le nombre de morts. Beaucoup se sont noyés. Le ministère marocain de l’Intérieur a finalement donné dimanche soir un premier bilan, estimant que 11 personnes avaient perdu la vie en tentant de rejoindre Ceuta. L’Association marocaine des droits humains (AMDH) a, elle, fait état de « près de 130 victimes » et de dizaines de disparus, et a appelé samedi à l’ouverture d’une enquête indépendante sur les causes de cet afflux inédit de migrants entre la ville marocaine de Fnideq et l’enclave espagnole. L’association a condamné « le silence inquiétant des responsables et des institutions marocaines » estimant que ce mutisme a contribué à cet afflux. Une source proche du milieu associatif a déclaré à l’AFP que « la façon dont les choses se sont passées » laissait penser que ces arrivées massives à la frontière n’avaient pas pu se produire sans l’« accord des autorités» marocaines. Pour Rabat, cette crise migratoire résulte notamment de « l’exploitation malveillante » des réseaux sociaux, de « la diffusion d’informations trompeuses » et d’« interprétations erronées de dispositions légales ». Le ministère marocain de l’Intérieur fait ainsi référence à une récente décision de la Cour suprême espagnole, selon laquelle le renvoi immédiat d’un migrant ne s’appliquerait pas aux personnes arrivées par voie maritime. Le ministère marocain a annoncé 40 000 « tentatives » de franchissement irrégulier de la frontière vers Ceuta, ajoutant que 1135 personnes ont cherché à rejoindre l’autre enclave espagnole de Melilla, située à 400 kilomètres plus à l’est. Toutes les personnes arrivées à Melilla ont été renvoyées immédiatement sur le territoire marocain.  Dimanche, la police et l’armée patrouillaient les rues de Ceuta où le calme est revenu. Seule une poignée de migrants étaient toujours là. Devant des habitations en construction près du port de Ceuta, des militaires espagnols ont arrêté un groupe de migrants, assis par terre, l’air fatigué et surveillé par des soldats, appuyés par un véhicule blindé, a constaté un journaliste de l’AFP. Des canots pneumatiques d’une équipe de secours de mer sillonnaient les vagues à proximité de la frontière matérialisée dans l’eau par 500 mètres de ligne de flottaison neuve. Des membres de la garde civile espagnole on fait descendre des migrants d’un bus pour les escorter vers le poste-frontière, pour retourner au Maroc. Un renvoi dans le calme, pendant que des employés nettoyaient les déchets et vêtements perdus durant le chaos de jeudi et vendredi. L’AFP avait rencontré samedi dans une zone industrielle désaffectée de Ceuta des centaines de mineurs isolés dormant en plein air et qui espèrent encore pouvoir rejoindre l’Europe continentale. «Tous les mineurs ici sont (venus pour) aller en Espagne», a dit à l’AFP Aziz Dabch, l’un des rares adultes présents au sein de la foule massée à l’ombre des entrepôts. Certains de ceux qui ont franchi la frontière de l’enclave ont déclaré qu’ils avaient entendu dire qu’elle était ouverte, une rumeur rapidement amplifiée sur les réseaux sociaux. L’Espagne a mis en cause « les mafias de trafiquants d’êtres humains ». En attendant, l’Espagne a choisi de défendre son intégrité. Ce n’était plus une banale opération de police à mener pour rétablir l’ordre dans l’enclave. Le gouvernement de Pedro Sanchez a assumé ses responsabilités constitutionnelles en mettant en alerte l’armée et en dépêchant des militaires pour défendre l’intégrité territoriale du pays. Le Makhzen, passé le coup de « la mauvaise surprise », a rabattu sa queue entre ses pattes, jappé jusqu’à n’en plus pouvoir pour se présenter comme la victime d’une machination alors que lui et ses alliés sont les concepteurs d’un plan diabolique qui aurait pu avoir de graves conséquences sur la sécurité dans une partie de la rive sud de la Méditerranée.
Slimane B.
 

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