L’Espagne a proposé la suspension du Conseil d’association avec l’entité sioniste, invoquant de graves violations du droit international et des droits humains. Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a affirmé que « ce que fait Israël ne respecte pas les droits de l’homme et constitue une violation du droit international ». Dans un entretien accordé au quotidien Diario, le chef de la diplomatie espagnole a expliqué : « C’est pourquoi l’Espagne a proposé de suspendre le Conseil d’association avec Israël ». Une position qui s’inscrit dans la continuité des prises de position récentes de Madrid sur les crises au Moyen-Orient. José Manuel Albares a également souligné que plusieurs de ses homologues arabes et moyen-orientaux saluent l’attitude de l’Espagne, estimant qu’elle « sauve l’honneur de l’Europe » à travers sa reconnaissance de la Palestine et ses positions concernant les conflits au Liban, en Iran, et précédemment à Ghaza. Évoquant la situation régionale, le ministre a qualifié de « très fragile et menacé » le cessez-le-feu avec l’Iran, pointant du doigt les attaques israéliennes au Liban comme facteur de déstabilisation. Il a mis en garde contre une possible détérioration rapide de la situation sécuritaire. Dans ce contexte, Madrid a récemment rouvert son ambassade à Téhéran, une initiative visant à soutenir une diplomatie axée sur la médiation et le dialogue dans une région marquée par des tensions persistantes. Sur le plan international, Albares a également critiqué certaines orientations de l’administration américaine, estimant qu’elles poussent les Européens à diversifier leurs partenaires économiques. « Nous l’avons déjà fait avec le Mercosur, et nous devons aussi nous tourner vers la Chine », a-t-il déclaré. Par ailleurs, le ministre espagnol avait auparavant qualifié la guerre en cours au Liban de « honte pour l’humanité », dénonçant un bilan humain dramatique marqué par un nombre élevé de morts, de blessés et de déplacés. Il a averti que la poursuite des attaques israéliennes pourrait mettre fin de manière définitive au cessez-le-feu en vigueur. Cette prise de position espagnole reflète une volonté croissante, au sein de certains pays européens, de reconsidérer leurs relations avec l’entité sioniste à la lumière des développements récents au Moyen-Orient et des préoccupations liées au respect du droit international.
M. S.












































