Accueil ACTUALITÉ MINES NON EXPLOSÉES : Les Ghazaouis encourent un danger permanent 

MINES NON EXPLOSÉES : Les Ghazaouis encourent un danger permanent 

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Le ministère de la Santé palestinien a annoncé de nouveaux martyrs et blessures dans le secteur de Ghaza au cours des dernières 48 heures, alors que l’agression israélienne se poursuit et que l’accès aux victimes reste extrêmement difficile.

Selon le rapport quotidien du ministère, deux personnes ont été martyrisées et 25 autres blessées ont été admises dans les hôpitaux de Ghaza. Plusieurs victimes restent encore coincées sous les décombres ou dans les rues, les équipes de secours et de défense civile étant dans l’incapacité de les atteindre. Depuis le cessez-le-feu du 10 octobre, le bilan s’élève désormais à 715 morts et 1 968 blessés, avec 756 corps récupérés. Depuis le début de l’agression israélienne le 7 octobre 2023, le nombre cumulatif de victimes atteint 72 291 morts et 172 068 blessés, soulignant le lourd coût humain des hostilités dans le secteur. Parmi les dernières victimes, une femme a succombé samedi à ses blessures causées par les tirs israéliens à Khan Younes, dans le sud de Ghaza. La correspondante locale rapporte qu’elle avait été touchée plusieurs jours auparavant à proximité de Be’er 19, toujours dans la région de Khan Younes. Dans le même temps, l’artillerie israélienne a bombardé l’est de la ville.

Une menace quotidienne pour les civils

Le Centre de Ghaza pour les droits de l’Hwomme met en garde contre les dangers graves et croissants liés à la présence de milliers de munitions non explosées dans tout le secteur, résidus des attaques militaires israéliennes menées depuis près de 29 mois. Ces restes de guerre constituent une menace directe et quotidienne pour les civils et entravent gravement les efforts de secours et de reconstruction. À l’occasion de la Journée mondiale de sensibilisation aux mines hier, le centre souligne que les bombardements intenses ont laissé derrière eux d’énormes quantités d’obus, de roquettes et d’explosifs non détonés, enfouis sous les décombres, dans les rues, les terrains agricoles et les zones résidentielles. Toute tentative de mouvement ou de retour à la vie normale expose donc la population à de graves risques. Les explosions accidentelles survenues lors du dégagement des décombres ou de la visite de maisons détruites ont déjà fait plusieurs victimes, dont des enfants. Le centre rappelle que le secteur compte environ 65 à 70 millions de tonnes de débris, parmi lesquels 71 000 tonnes de munitions, dont plus de 20 000 pièces non explosées, représentant de véritables « bombes à retardement ». Selon le ministère de la Santé, au moins 7 personnes, dont 5 enfants, ont été tuées et 49 blessées par ces munitions non explosées depuis le début de la guerre, un bilan provisoire qui pourrait être bien plus élevé, certaines estimations évoquant plus de 400 blessés. Le centre des droits de l’Homme souligne que la présence de ces munitions dans des zones civiles constitue une violation flagrante du droit international humanitaire et rappelle la responsabilité des parties au conflit de neutraliser ces restes de guerre et de protéger la population. Face à l’insuffisance des moyens locaux pour gérer ce problème, le centre appelle la communauté internationale à mettre en place des équipes spécialisées pour identifier et neutraliser les munitions, à fournir les équipements nécessaires et à contraindre Israël à fournir les cartes et informations sur les munitions utilisées et leurs lieux de chute. Il demande également le lancement de campagnes de sensibilisation à grande échelle pour protéger les enfants et les civils. Le centre conclut que la protection des civils ne se limite pas à un cessez-le-feu et que laisser des milliers d’explosifs dans les décombres constitue une menace permanente pour le droit à la vie et la sécurité, compromettant toute chance de reconstruction et de retour à la normale à Ghaza.

M. S. 

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