La décision de reprise des échanges diplomatiques entre Alger et Niamey, fragilisera ceux qui misaient sur l’instabilité politique et sécuritaire, voire un embrasement de la région du Sahel. L e président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a donné des instructions pour le retour, avec effet immédiat, à Niamey de l’ambassadeur d’Algérie accrédité auprès de la République sœur du Niger, a indiqué jeudi un communiqué du ministère des Affaires étrangères. Le document indique que » le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a donné des instructions pour le retour, avec effet immédiat, à Niamey de l’ambassadeur de la République algérienne démocratique et populaire accrédité auprès de la République sœur du Niger. Cette décision intervient après le retour en Algérie et la reprise de fonctions, ce jour, le 12 février 2026, de l’ambassadeur de la République du Niger accrédité en Algérie ». Le ministère des Affaires étrangères rappelle que cette décision témoigne aussi de la haute importance qu’accorde M. Abdelmadjid Tebboune au renforcement des relations de fraternité, de coopération et de bon voisinage avec le Niger », note le communiqué précisant que cette mesure « favorisera assurément la relance de la tradition de dialogue politique bilatéral au plus haut niveau, la reprise de la coopération multiforme initiée entre les deux pays frères et la concrétisation de projets stratégiques au bénéfice de l’intégration régionale et continentale ». Il faut rappeler dans ce contexte que la brouille avec le Niger est apparue quand, en avril 2025, les unités de défense aérienne de l’Armée nationale populaire avaient abattu un drone malien qui avait violé l’espace aérien algérien. Le Niger qui avait conclu des accords politiques et militaires avec le Mali et le Burkina Faso dans le cadre de l’initiative qu’ils avaient intitulée « Alliance des États du sahel » (AES), avait adopté une attitude inamicale envers l’Algérie en rappelant son ambassadeur accrédité à Alger pour concertation. Le gouvernement nigérien avait même fait sien l’argumentaire développé par la junte malienne pour dénoncer une agression contre l’armée malienne alors qu’en réalité, le drone, comme le confirment les relevés techniques avait bel et bien violé l’espace aérien algérien. Le Niger qui fait face à plusieurs menaces dont le danger des groupes terroristes actifs dans certaines régions du pays. Sur le plan stratégique, il ne pouvait pas se détacher de l’Algérie avec laquelle il partage une frontière commune et des projets stratégiques, dont le TSGP (gazoduc transsaharien qui prend naissance au Nigeria pour traverser le Niger et aboutir en Algérie), qui pourraient constituer une véritable bouée de sauvetage pour l’économie du pays. Récemment, l’attaque de l’aéroport de Niamey par un groupe terroriste, appuyé par des mercenaires, a fait réagir les autorités nigériennes. Selon plusieurs sources, l’attaque aurait été appuyée par la France, avec comme objectif de récupérer un stock d’uranium qui appartiendrait à Areva, déposé dans un hangar de l’aéroport. Des sources médiatiques ont affirmé que le chef d’état-major de l’armée nigérienne, lors d’un meeting qu’il avait présidé récemment à mis en cause la France et déclaré la mobilisation pour une éventuelle guerre avec ce pays. Le retour dans le giron de l’Algérie, une décision sage et surtout objective, traduit l’importance qu’accorde le Niger à notre pays, qui ne peut être qu’un allié stratégique avec lequel il partage une histoire commune, des intérêts communs et surtout avec lequel il pourrait construire un avenir fait de stabilité et de sécurité. La décision de reprise des échanges diplomatiques entre Alger et Niamey, fragilisera ceux qui misaient sur un embrasement de la région du Sahel et surtout d’une instabilité qu’ils pourraient créer au niveau de nos frontières sud.
Slimane B.













































