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POUR PROVOQUER L’EXODE DES PALESTINIENS : Attaques sionistes en série en Cisjordanie occupée

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Les forces d’occupation sionistes ont mené, hier à l’aube, une vaste campagne de raids et d’arrestations dans plusieurs régions de la Cisjordanie occupée et à El-Qods occupée, dans un contexte marqué par une escalade continue des tensions et une détérioration rapide de la situation humanitaire. L es opérations ont ciblé plusieurs villes et localités, notamment Naplouse, Tulkarem, Ramallah et El Khalil. À Naplouse, des incursions ont été signalées dans la zone orientale de la ville ainsi que dans la localité de Beit Imrin. Des affrontements ont éclaté entre habitants et forces d’occupation, aboutissant à l’arrestation de trois jeunes palestiniens après des interrogatoires menés sur place. À Tulkarem, les forces d’occupation ont pris d’assaut les localités d’Anabta et d’Attil, procédant à l’arrestation de trois autres palestiniens après avoir fouillé leurs domiciles. Dans le centre de la Cisjordanie occupée, des unités militaires ont investi la localité de Beit Liqya et le village de Qibya, arrêtant un Palestinien à son domicile après avoir tiré des grenades assourdissantes et des gaz lacrymogènes. À El Khalil, au sud du territoire, des barrages militaires ont été installés de manière soudaine aux entrées de la ville et dans plusieurs quartiers, accompagnés de perquisitions et de l’arrestation de deux Palestiniens. À El-Qods occupée, plusieurs quartiers et localités périphériques, notamment Anata, Kafr Aqab et le camp de réfugiés de Qalandiya, ont été pris d’assaut. Les forces d’occupation y ont procédé à des perquisitions massives et à l’arrestation d’un jeune Palestinien, dans un climat de tension permanente. Ces opérations s’inscrivent dans une stratégie sécuritaire plus large menée par les autorités d’occupation, qui justifient ces arrestations par ce qu’elles qualifient de « campagnes préventives » contre des personnes recherchées. Toutefois, les organisations palestiniennes et internationales dénoncent une politique de répression collective visant à affaiblir le tissu social palestinien et à renforcer le contrôle militaire sur les zones densément peuplées. Parallèlement à ces incursions militaires, la Cisjordanie occupée connaît une intensification des violences perpétrées par les colons sionistes. Dans la localité de Qasra, au sud de Naplouse, des colons ont déraciné et coupé des dizaines d’oliviers, dont certains âgés de plus de 70 ans, ravageant des terres agricoles palestiniennes. D’autres agressions ont été signalées contre des habitations, des cultures et des éleveurs palestiniens, souvent sous la protection ou avec la passivité des forces d’occupation. Face à cette situation, l’Organisation des Nations unies a exprimé une vive inquiétude quant à l’augmentation du nombre de Palestiniens déplacés de force en Cisjordanie occupée. Selon le porteparole du secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, plus de 900 Palestiniens ont été contraints d’abandonner leurs foyers depuis le début de l’année 2026, principalement en raison des violences des colons et des opérations de démolition de maisons. Le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a, pour sa part, documenté plus de 50 attaques menées par des colons sionistes sur une période de quelques semaines, causant des victimes palestiniennes et d’importants dégâts matériels. L’agence onusienne a également souligné que les restrictions d’accès, les barrages militaires et la destruction d’infrastructures civiles aggravent considérablement les conditions de vie des populations locales. Sur le plan carcéral, les chiffres fournis par le Club des prisonniers palestiniens indiquent que plus de 9 300 Palestiniens sont actuellement détenus dans les prisons de l’occupation, parmi lesquels figurent des femmes et des enfants. Ces arrestations massives, souvent menées lors de raids nocturnes, sont dénoncées par des organisations de défense des droits humains comme une violation du droit international humanitaire. Cette escalade en Cisjordanie occupée intervient dans un contexte régional déjà marqué par la poursuite de la guerre contre la bande de Ghaza et par les critiques répétées de la communauté internationale à l’encontre des politiques de colonisation. Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a récemment réaffirmé l’opposition de l’ONU aux mesures qui compromettent la solution à deux États, notamment l’expansion des colonies, les démolitions de maisons et les violences exercées par les colons. Pour de nombreux observateurs, l’intensification des raids militaires, conjuguée à la multiplication des agressions de colons et aux déplacements forcés, traduit une volonté de modifier durablement la réalité démographique et territoriale de la Cisjordanie occupée. Une dynamique qui alimente les tensions, renforce l’instabilité et éloigne davantage toute perspective de règlement politique fondé sur le droit international. Dans ce climat de pression constante, les populations palestiniennes de la Cisjordanie occupée continuent de vivre sous la menace permanente des incursions militaires, des arrestations arbitraires et de la perte de leurs terres, tandis que les appels internationaux au respect du droit humanitaire peinent à se traduire par des mesures concrètes sur le terrain.
M. Seghilani

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