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ARKAB EN VISITE DE TRAVAIL AU NIGER : Le TSGP sur la table

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Où en est le projet de gazoduc transsaharien reliant le Nigeria à l’Algérie via le Niger, (Trans-Saharan Gas-Pipeline, TSGP) ? L’état d’avancement de ce qui est présenté comme un maillon stratégique de la coopération continentale dans le domaine énergétique et en matière de renforcement du partenariat Sud-Sud, fait partie de l’ordre du jour des rencontres prévues entre le ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab, en visite de travail, hier, au Niger, et des responsables nigériens.
Selon un communiqué du ministère, il s’agit également d’examiner les moyens de renforcer les mécanismes de coordination et de concertation entre les différentes parties prenantes à ce projet stratégique. Le TSGP vise à relier les réserves gazières nigérianes au réseau algérien afin de répondre à la demande croissante en gaz, tant sur les marchés africains voisins que sur les marchés européens. En fait, il permettra de connecter plusieurs pays producteurs et consommateurs de gaz en Afrique et en Europe. Il rejoint l’exigence d’intensifier les investissements dans les infrastructures énergétiques en Afrique. Les efforts insistants de l’Algérie pour sa concrétisation découlent d’une démarche qui favorise les initiatives de coopération africaine. Ils sont en cohérence parfaite avec les engagements en matière de développement et d’intégration régionale et correspondent également à la vision africaine de développement fondée sur l’intégration et le partenariat effectif. L’importance du TSGP a été soulignée, il y a quelques mois, par le Secrétaire général du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF), Mohamed Hamel, qui le considère comme un modèle exemplaire de coopération énergétique transfrontalière en Afrique, ce qui constitue un avantage considérable pour sa concrétisation.

La coopération énergétique bilatérale
Mohamed Arkab est en visite de travail au Niger pour, également, s’enquérir des activités de Sonatrach dans ce pays, notamment le suivi du dossier du projet de recherche et d’exploration du Groupe au niveau du champ pétrolier du bloc Kafra (Nord). Il est accompagné du PDG du groupe Sonatrach, Noureddine Daoudi, de Bouaraara Cherif, directeur général de Sonatrach International Production and Exploration Corporation (SIPEX), filiale de Sonatrach International Holding Corporation, ainsi que de plusieurs cadres du ministère. Pour rappel, Sonatrach, à travers sa filiale SIPEX, a procédé le 4 février 2022, à Niamey, avec le ministère du Pétrole, de l’Energie et des Energies Renouvelables du Niger, à la signature du Contrat de Partage de Production actualisé du bloc Kafra. Plus globalement, l’Algérie et le Niger sont engagés dans des projets de développement conjoints, incluant des projets de recherche, d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures, ainsi que des projets de raffinage, de pétrochimie, de commercialisation et de distribution des produits pétroliers, dans le cadre du mémorandum d’entente signé entre Sonatrach et Sonidep, le 1er octobre 2024. Parmi ces projets, figurent une raffinerie et un complexe pétrochimique dans la ville de Dosso. L’Algérie a maintes fois réaffirmé son engagement à poursuivre son soutien au Niger, dans le domaine de l’énergie et de l’industrie des hydrocarbures, notamment par le transfert de l’expertise algérienne et la mise à disposition des programmes de formation spécialisés pour soutenir les compétences nigériennes. On sait que l’Institut algérien du pétrole dispense des formations pour la qualification des cadres et techniciens nigériens. L’objectif est d’accompagner la société nigérienne de pétrole (Sonidep) en matière de formation des cadres sur toute la chaîne du secteur des hydrocarbures, partant de l’exploration et de la prospection jusqu’à l’exploitation, la production, le transport et la commercialisation. Au vu de son expérience, notamment en ce qui concerne le raffinage du pétrole, l’Algérie a exprimé sa volonté d’accompagner le Niger dans le domaine de la pétrochimie. 
M’hamed Rebah

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