Derrière le diplomate habile qui se faisait passer, il y a environ deux semaines, pour un homme de dialogue qui œuvrerait pour la reprise des canaux de communication avec Alger, se cachait un autre personnage qui n’a rien à envier à l’un de ses congénères à la tête de l’ambassade de France à Alger, l’inénarrable Xavier Driencourt. « Depuis trois mois, des canaux de communication sont rétablis entre Paris et Alger », a, en effet, déclaré Stéphane Romatet, l’ambassadeur français rappelé à Paris dans la foulée de la crise avec l’Algérie. Une sorte de Xavier Driencourt qui en cache un autre. Nous apprenons ainsi que la dernière campagne médiatique orchestrée dans l’Hexagone contre l’Algérie portait la signature, ou tout au moins l’empreinte, de l’actuel ambassadeur français. Le fait qu’on diffuse un semblant de reportage truffé de mensonges et de contre-vérités à l’égard de l’Algérie, à travers une chaîne de télévision publique, ne peut que témoigner de la caution des autorités officielles françaises. Mais derrière cet épisode inaugural d’une deuxième étape consacrant l’escalade diplomatique française contre l’Algérie, se cache une manœuvre de provocation. Ainsi, le ministère des Affaires étrangères n’a pas tardé à réagir à cette autre campagne hostile en démasquant les véritables auteurs derrière le rideau. Le message était clair : l’Algérie ne cèdera jamais au chantage. Le Chargé d’affaires de l’ambassade de France à Alger a été reçu, hier, au siège du MAE, pour, justement, qu’il transmette le message des autorités algériennes à ses supérieurs à Paris. Selon un communiqué du MAE, la convocation du diplomate français est intervenue suite à la diffusion par la chaîne publique France 2 du semblant reportage à charge contre l’Algérie. Alger a souligné en gras cinq points dans le message adressé à Paris. Premièrement, la responsabilité d’une chaîne de service public dans cette agression contre l’Algérie qui ne peut se faire sans l’assentiment des autorités officielles. Deuxièmement, la contribution de l’ambassade de France et de l’ambassadeur lui-même à l’animation de cette campagne outrageante. Troisièmement, l’agissement de la chaîne française en question signe une nouvelle étape dans l’escalade anti-algérienne que des milieux officiels et hostiles français entretiennent afin de nuire aux relations entre les deux pays. Quatrièmement, Alger a vigoureusement notifié la condamnation, par le Gouvernement algérien, de l’émission télé en question et toutes les accusations et les offenses qu’elle véhicule à l’égard de l’Algérie et de ses institutions. Comme le Gouvernement algérien exprime sa « très forte désapprobation » de l’implication de M. Romatet dans la commission d’actes hostiles et contraires à l’exercice de sa mission de diplomate. Et, enfin, Alger a notifié au diplomate français que le Gouvernement algérien se réserve le droit de donner toutes les suites qu’appelle la gravité de tels agissements.
Farid Guellil









































