Bien que le continent constitue sa profondeur naturelle, le retour de l’Algérie en Afrique est loin d’être une sinécure. Il est vrai que notre pays est historiquement lié au panafricanisme. Son nom se confond avec l’indépendance des peuples et la souveraineté des Nations contre l’impérialisme colonial et rampant. Un principe qui, naturellement, a été suivi par l’édification et le développement post-indépendance. Après une période creuse où notre pays n’a été, à son corps défendant, que l’ombre de lui-même, l’arrivée du président Abdelmadjid Tebboune à la tête du pays a consacré un retour en fanfare de notre diplomatie en Afrique. Une diplomatie qui retrouve son prestige. Même dans les fora internationaux. Le mandat de membre non-permanent du Conseil de sécurité des Nations unis, brillamment exercé par nos diplomates, est édifiant. Le changement d’orientation à notre diplomatie devenue proactive et offensive a ainsi porté ses fruits. Notre rayonnement diplomatique est aujourd’hui un fait incontestable. En l’espèce, l’année 2025 est porteuse de succès qui illustrent le rôle de premier plan joué en Afrique. À commencer par le retour, aussi symbolique qu’actif, dans les institutions de l’Union africaine. Les exemples en la matière et à tous les niveaux sont légion. Mais il est utile de rappeler les faits marqueurs d’une année diplomatique pleine pour l’Algérie. En février 2025, l’élection de l’ambassadrice Selma Malika Haddadi au poste de vice-présidente de la Commission de l’UA témoigne de la confiance dont jouit l’Algérie en Afrique. Lors des travaux de l’UA, l’Algérie s’est fait adopter plusieurs initiatives et projets qui étaient l’émanation exclusive du président de la République. En exemples, la ratification de sa proposition de dédier une journée africaine à la commémoration des martyrs africains et des victimes de l’esclavage, de la traite transatlantique, de la colonisation et de l’apartheid, outre l’adoption de la Déclaration d’Oran issue du Forum de la jeunesse africaine de 2024. En sus, l’Algérie a décroché un siège au Conseil de paix et de sécurité de l’UA pour un mandat de trois ans. Ce qui était une juste reconnaissance au leadership de l’Algérie en matière de paix et lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent. L’Algérie en Afrique, c’est aussi la présidence du CPS en août dernier, en plus de la présentation d’initiatives qui cadrent avec les priorités politiques et sécuritaires du moment. D’autre part, le rôle de l’Algérie est reconnu sur le terrain des droits de l’homme avec son élection à la vice-présidence de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples et à la tête du Comité africain d’experts sur les droits et le bien-être de l’enfant. L’Algérie a enfin terminé l’année en apothéose avec l’accueil et l’organisation, couronnée de succès, d’une palette d’événements économiques et politiques. La 4e édition de la l’IATF, la 12e session du Processus d’Oran, la Conférence internationale sur les crimes du colonialisme, la 4e Conférence africaine des Start-up etc.
Farid Guellil









































