Le Conseil des ministres a entamé la nouvelle année en examinant une des questions majeures pour l’avenir pays. Le dossier est économique et fait partie des fondamentaux de l’Algérie nouvelle. À savoir, une économie forte et souveraine grâce à des ressources hors hydrocarbures diversifiées qui sont axées sur les mines, l’agriculture et l’industrie. Dimanche, en Conseil des ministres, le président Abdelmadjid Tebboune a relancé le vaste chantier de la sécurité alimentaire. C’est un défi qui passe inéluctablement et essentiellement par l’autosuffisance en céréales. À cette occasion, le Gouvernement est relancé sur ce dossier lourd. Le Président a, lors de son discours sur l’état de la Nation, affirmé que la sécurité alimentaire est un élément indissociable à l’indépendance totale du pays. Autrement dit, un pays dont l’alimentation dépend de l’étranger ne l’est pas totalement. Le chantier des mines étant sur les rails avec le lancement de Gara Djebilet cette fin du mois de janvier, place au deuxième défi. Notamment, l’agriculture dont la filière des céréales en constitue la pièce maitresse. Le chantier est tout aussi ouvert avec le défrichement du terrain du sud du pays pour recevoir les cultures de blé dur et tendre, le maïs, l’ordre ainsi que les légumineuses. Sur ce, le chef de l’État veut que le Gouvernement prenne la mesure de l’importance de ce dossier en le traitant avec sérieux et rigueur. Il y tient à ce dossier et attache une « extrême importance » à ce secteur stratégique qui doit être mis en « tête des priorités », relève le communiqué du Conseil des ministres. Instructions nouvelles dans ce dossier, il sera question pour le Gouvernement de réaliser une série de tâches importantes dans le processus. A savoir, augmenter les capacités de production nationales en céréalières en mobilisant les moyens, techniques et modernes y compris, et en assurant les conditions nécessaires pour atteindre cet objectif. Après la production vient le rendement. Un deuxième objectif, autrement dit, qui est celui d’augmenter le taux de production par hectare. Là, la barre est placée haut. Il est temps, et même nécessaire pour relever le défi, de faire appel aux « méthodes scientifiques » dans la mise en place des cultures céréalières. Il s’agit, par exemple, du rôle des experts et des ingénieurs agronomes, le choix de semences de qualité et la spécificité de chaque sol à travers le pays. Autre chose dans les instructions du chef de l’Etat, et laquelle va dans le sens d’augmenter la production en céréales, l’extension de la surface agricole cultivée. L’objectif étant de porter la surface à trois millions d’hectares. L’Algérie a creusé son sillon de la sécurité alimentaire. Il faut maintenant se retrousser les manches pour atteindre cette ambition.
Farid Guellil











































