Le bilan humain de la guerre sioniste contre le secteur de Ghaza continue de s’alourdir de manière dramatique, révélant l’ampleur d’une catastrophe humanitaire sans précédent. Selon les autorités sanitaires palestiniennes, le nombre de martyrs depuis le 7 octobre 2023 a atteint 70 925 personnes, tandis que 171 185 Palestiniens ont été blessés, en majorité des enfants et des femmes, principales victimes d’une guerre menée sans distinction. Au cours des dernières 48 heures seulement, les hôpitaux de Ghaza ont enregistré l’arrivée de 13 martyrs et 20 blessés, dans un contexte où de nombreuses victimes demeurent encore prisonnières sous les décombres. Les équipes de secours font face à une impossibilité quasi totale d’accès à certaines zones, en raison de la destruction massive des infrastructures et du manque criant de moyens logistiques. Malgré l’annonce d’un cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre dernier, la tragédie humaine se poursuit. Depuis cet accord, 401 Palestiniens ont été tués et 1 108 autres blessés, tandis que 641 corps ont été extraits des ruines laissées par des mois de bombardements intensifs. Ces chiffres traduisent la persistance des conséquences meurtrières de la guerre, bien au-delà des frappes directes. La situation s’est illustrée de manière particulièrement poignante dans le quartier de Cheikh Radwane, au nord de la ville de Ghaza. Dans la nuit de samedi à dimanche, un immeuble gravement endommagé par les bombardements s’est partiellement effondré sur ses habitants. Cinq Palestiniens ont pu être secourus, mais quatre autres ont été portés disparus pendant plusieurs heures. Dimanche, les équipes de la défense civile ont finalement extrait des décombres les corps de deux fillettes, tandis que leurs parents restent ensevelis sous les ruines. La défense civile palestinienne a souligné que l’opération de secours a duré près de sept heures, entravée par des conditions extrêmement difficiles et un manque flagrant d’équipements. Cette tragédie n’est pas un cas isolé. Ces dernières semaines, plusieurs maisons et immeubles résidentiels, fragilisés par les bombardements israéliens, se sont effondrés sous l’effet des pluies et des vents violents, causant de nouvelles pertes humaines. Privés de toute alternative, des milliers de Palestiniens sont contraints de vivre dans des bâtiments fissurés et dangereux, menaçant de s’effondrer à tout moment. La destruction de la majorité des infrastructures civiles du territoire, combinée à l’interdiction persistante imposée par Israël sur l’entrée de logements préfabriqués et de matériaux de construction, aggrave une situation déjà insoutenable. Plus de deux mois après l’annonce du cessez-le-feu, Ghaza demeure ainsi plongée dans une crise humanitaire profonde, où la mort continue de frapper non seulement par les armes, mais aussi par l’effondrement des ruines laissées par une guerre d’anéantissement. Les chiffres, aussi glaçants soient-ils, peinent à traduire l’ampleur de la souffrance quotidienne vécue par une population abandonnée sous les décombres et privée de toute perspective de reconstruction.
M. S.













































