Complexe des forêts de Kaeng Krachan

Unesco : Sept nouveaux sites culturels et naturels sur la liste du Patrimoine mondial

Sept nouveaux sites, dont trois culturels, ont été inscrits lundi sur la Liste du Patrimoine mondial, a indiqué l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) sur son site Internet. Quatre d’entre eux ont été inscrits «en raison de leurs attributs naturels», a précise l’Unesco qui a approuvé l’ajout au Patrimoine mondial des îles «Amami-Oshima», «Tokunoshima» et «Iriomote» (Japon), Getbol, étendues cotidales coréennes (République de Corée), le Complexe des forêts de Kaeng Krachan (Thaïlande) et les Forêts pluviales et zones humides de Colchide (Géorgie). Couvrant 42 698 ha de forêts pluviales subtropicales sur quatre îles, «Amami-Oshima», «Tokunoshima», la partie nord de l’Ile d’»Okinawa» et l’Ile d’»Iriomote», d’un archipel situé au sud-ouest du Japon, ce site en série forme un arc à la limite entre la mer de Chine orientale et la mer des Philippines. Le mont Yuwandake, sur l’île Amami-Oshima, constitue son point culminant et s’élève à 694 mètres au-dessus du niveau de la mer. Les étendues cotidales coréennes du Getbol sont situées sur le littoral oriental de la mer Jaune, sur les côtes sud-ouest et sud de la République de Corée. Ce site comprend Seocheon Getbol, Gochang Getbol, Shinan Getbol et Boseong-Suncheon Getbol, totalisant une superficie de 129 346 hectares. Le site présente une combinaison complexe de conditions géologiques, océanographiques et climatologiques qui ont favorisé le développement de systèmes sédimentaires côtiers divers. Situé le long de la partie thaïlandaise de la chaîne Tenasserim, le Complexe des forêts de Kaeng Krachan en Thaïlande est un ensemble de montagnes de granite et de calcaire qui s’étend sur un axe nord-sud jusqu’à la péninsule malaise.
Les Forêts pluviales et zones humides de Colchide de Géorgie, comprend sept éléments dans un corridor de 80 km de long bordant le littoral oriental tempéré chaud et extrêmement humide de la mer Noire. Ces éléments constituent une série altitudinale quasi complète des écosystèmes les plus typiques de la Colchide, du niveau de la mer à plus de 2 500 m d’altitude. Les principaux écosystèmes sont des forêts pluviales anciennes et décidues de Colchide et des zones humides, des tourbières de percolation et autres types de milieux tourbeux de la région de Colchide.
Le Comité du patrimoine mondial a approuvé également l’inscription de trois autres sites pour leur valeur culturelle. Il s’agit du «Tell d’Arslantepe» (Turquie), l’Extension de la Ligne de défense d’Amsterdam (Pays-Bas) et d’un site transnational et les «Colonies de bienfaisance», un site transnational entre la Belgique et les Pays-Bas. Le tell d’Arslantepe est un site archéologique situé dans la plaine de Malatya, à 12 km au sud-ouest de l’Euphrate. Les données archéologiques du site témoignent de son occupation depuis au moins le VIe millénaire avant notre ère jusqu’à la fin de la période romaine. L’Extension de la Ligne de défense d’Amsterdam, désormais dénommée Lignes d’eau de défense hollandaises aux Pays-Bas, inscrite pour la première fois au patrimoine mondial en 1996, s’étend du lac d’IJssel (à l’époque Zuiderzee) à Muiden dans le delta de Biesbosch à Werkendam.
Le site transnational des «Colonies de bienfaisance», comprend quatre colonies dont une située en Belgique et trois aux Pays-Bas, en plus des paysages culturels.
Ces colonies témoignent d’une «expérience de réforme sociale» menée au XIXe siècle, qui visait à réduire la pauvreté urbaine en établissant des colonies agricoles dans des endroits reculés.