Le conseil d’administration de l’association française « Un camion citerne pour les Sahraouis », réuni au Havre, a décidé de rejoindre la campagne de soutien aux prisonniers politiques sahraouis du groupe de Gdeim Izik, en grève de la faim illimitée depuis le 23 septembre dernier. À travers un texte de solidarité, l’association appelle au respect des droits fondamentaux des détenus et réaffirme son soutien au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. Dans son communiqué, l’association fait part de sa vive préoccupation quant à la situation des prisonniers politiques sahraouis du groupe de Gdeïm Izik, dont la grève de la faim vise à obtenir le respect de leurs droits et l’application des engagements pris par l’administration pénitentiaire marocaine à l’issue d’un précédent mouvement de protestation. Ces engagements concernaient notamment le rapprochement des détenus de leurs familles. L’association dénonce également la dégradation des conditions de détention et l’éloignement de Naâma Asfari vers Marrakech. Elle estime que la situation des prisonniers nécessite une intervention urgente afin de garantir leurs droits fondamentaux et de préserver leur santé, alors que la poursuite de la grève de la faim fait peser des risques sur leur état physique. À cet égard, l’organisation rappelle l’avis n° 23/2023, rendu le 27 mars 2023 par le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire, qui a conclu au caractère arbitraire de la détention de Naâma Asfari et recommandé sa libération immédiate.
Les autorités françaises et les instances internationales interpellées
Réaffirmant son attachement aux principes du droit international et à la défense des libertés fondamentales, l’association exprime sa solidarité avec les personnes détenues en raison de leurs opinions, de leurs engagements ou de leurs activités pacifiques en faveur des droits humains. Elle appelle, dans ce sens, à la libération des personnes détenues arbitrairement pour avoir exercé pacifiquement leurs libertés fondamentales. Le texte de solidarité adopté au Havre sera transmis au président de la République française, au secrétaire général des Nations unies, au Premier ministre français et au ministre de l’Europe et des Affaires étrangères. Il sera également adressé aux ambassades de France au Maroc et du Maroc en France, ainsi qu’au Conseil des droits de l’homme des Nations unies, à Genève, et aux organisations humanitaires représentées au Havre. Au-delà de la situation des détenus, l’association réitère son soutien au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. Elle appelle à la mise en œuvre des résolutions des Nations unies relatives au Sahara occidental, notamment celles prévoyant l’organisation d’un référendum d’autodétermination dans le cadre du règlement de la question sahraouie.
M. S.

