« On n’apprécie son bonheur que lorsqu’on l’a perdu ! » Cette vérité humaine est connue de tous. Une vérité qui fait souffrir l’Algérien comme tous les êtres humains. Nous avons décidé de comparer notre situation sociale avec celle des citoyens d’un autre pays que nous n’avons pas choisi par hasard mais pour des raisons autant objectives que subjectives. Une complexité qui constitue une force pour convaincre. Le pays choisi est la France. Pourquoi ? Par son classement de puissance parmi les puissances. Par sa proximité avec notre pays. Et enfin, parce que certains magnifie le cocorico. La question centrale est : où vit-on le mieux ? En France ou en Algérie ? Suivez-nous, les réponses sont très intéressantes. Ces jours-ci, il fait un froid de canard dans plusieurs de nos régions. Dans le même temps, en France la température correspond à celle du congélateur. C’est-à-dire bien plus négative que chez nous. Une situation climatique qui met en danger certaines catégories de la population. Notamment les sans-abris. Ils sont, officiellement, 10 millions de français qui vivent sous le seuil de pauvreté. Parmi eux, certains sont provisoirement hébergés dans des refuges appartenant à des associations de bienfaisance. L’État, dans certaines circonstances, comme lors du grand froid actuel, ouvre les gymnases pour les accueillir. Ce sont des moyens qui ne suffisent pas pour abriter tous les SDF. Pourtant, dès son élection en 2017, le président français, Emmanuel Macron, avait promis « plus personne dans la rue ». Depuis, le nombre des sans-abris, en France, a doublé. Ils sont 33.000 à n’avoir pas trouver où s’abriter cet hiver. Parmi eux se trouve plus de deux mille enfants et autant de femmes. Ils sont recroquevillés sur des cartons aux portes des immeubles et dans des coins de parkings. En 2024, près d’un millier d’entre eux sont morts de leurs conditions de vie extrêmes. Froid, faim, maladies, agressions, etc. Des âmes sensibles s’organisent et tentent de leur venir en aide. Regroupés en maraude, ils sillonnent les villes à la recherche de ces loques humaines. Pour leur servir un bol de soupe chaude. Un café. Leur offrir une couverture. Tous ces exclus de la société n’ont pas la chance de recevoir les bienfaits des maraudes. Certains refusent d’aller dormir dans des centres chauffés à cause de l’insécurité qui y règne. Devant ce tableau apocalyptique de la misère en France, la mendicité a été autorisée depuis 1994. On arrête là ce descriptif difficile à supporter, pour revenir à la situation dans notre pays. D’abord personne ne meurt de faim en Algérie. Les millions de logements neufs distribués chaque année, aux plus démunis, fait que l’habitat précaire (bidonvilles) est en voie de disparition. Par endroits il a déjà disparu. Des logements avec toutes les commodités qui vont de l’électricité au gaz et jusqu’aux écoles et autres structures de santé de proximité. Le nombre de produits subventionnés par l’État est énorme. Il va des produits de premières nécessités (eau, gaz, électricité, lait, pain, légumes secs, etc) jusqu’à la gratuité de l’enseignement du primaire à l’université, de la gratuité des soins, etc. À toutes ces subventions s’ajoutent des aides directes de l’État, sous formes de rémunérations, aux handicapés, aux chômeurs, aux femmes au foyer, aux personnes âgées, etc.). En un mot, la nature sociale, inscrite au préambule de la constitution de 2020, de l’État dans toute sa plénitude. Une caractéristique dictée par la déclaration du 1er Novembre 1954 sur laquelle repose la doctrine algérienne. Pour toutes ces raisons, la seule forme de mendicité que l’on rencontre quelques fois en Algérie est celle de l’exploitation des enfants par des adultes cupides et escrocs. Une exploitation que l’État combat avec la plus grande détermination et rigueur. Et si dans certains cas, on trouve une femme et ses enfants dans la rue, généralement c’est lié à un récent conflit conjugal. Des cas isolés très vite pris en charge par les structures publiques. À signaler que dans les cas de divorces où le conjoint, pour une raison ou une autre, ne paye pas la pension alimentaire, celle-ci est assurée par le trésor public provisoirement. Quand on a pris conscience de toutes ces aides consenties par l’État algérien à ses citoyens, on peut avancer que l’Algérien a tout pour être heureux. Le plus qui manque à son bien-être se trouve dans sa non-ingérence dans la vie d’autrui !
Zouhir Mebarki
zoume600@gmail.com








































