Bouslimani

SYSTÈME JURIDIQUE DU SECTEUR DE LA COMMUNICATION : Les propositions des professionnels

Organisée jeudi à Alger, sous l’égide du ministère de la Communication, une journée d’étude sur le système juridique du secteur de la Communication, a permis aux membres de la corporation nationale de la presse d’émettre des proposition qui serviront de base à l’élaboration de la nouvelle loi sur l’information et les médias.

À l’ouverture des travaux de cette rencontre, à laquelle ont pris part une centaine de journalistes, issus de la presse écrite, électronique et audiovisuelle, et après le traditionnel hymne national, une minute de silence a été observée en hommage aux journalistes algériens disparus ainsi qu’à la correspondante palestinienne de la chaîne Al-Jazeera, Shireen Abou Aqleh, froidement assassinée par les forces d’occupation sioniste. Procédant à l’ouverture de cette journée, le ministre de la Communication, Mohamed Bouslimani, a souligné la nécessité, pour les professionnels des médias, de participer à l’élaboration d’un cadre juridique régissant un secteur qui pâtit, des années durant, de l’anarchie et l’indigence. «Nous nous attelons à la création d’un cadre juridique et réglementaire qui favorise et garantit un environnement professionnel approprié à même de renforcer la liberté du journaliste, créer l’équilibre entre la liberté et la responsabilité, promouvoir l’éthique et la déontologie de la profession et contribuer à l’efficacité des institutions médiatiques, notamment au regard des risques que représentent les guerres de 4e génération », a-t-il indiqué.
Après l’ouverture de la parole aux participants à cette rencontre, plusieurs intervenants, parmi les journalistes et patrons de médias, ont appelé à s’inspirer des précédentes lois relatives à l’information pour « faire progresser les pratiques journalistiques». Ceci, sachant que les textes de loi offrant des « avantages » existent déjà, si ce n’est de procéder à la levée des obstacles se dressant, par exemple, à l’accès à l’information, la liberté de s’exprimer, avec responsabilité, suivant la règle d’éthique et de déontologie etc… Des journalistes ont appelé également à « promouvoir» les sites d’information électroniques pour permettre de « contrer », avec efficacité, les campagnes médiatiques hostiles et malveillantes contre l’Algérie, notamment la guerre de quatrième génération.
D’autres ont également appelé à la définition de la qualité du journaliste professionnel, l’accélération de la promulgation de la loi sur la publicité, la représentation des journalistes au sein des instances de régulation du secteur, la mise en place de l’autorité de la presse écrite, ainsi que l’ « algérianisation » des chaînes de télévision privées pour mettre fin à l’anarchie dans le secteur audiovisuel. Sur la forme, des participants ont suggéré d’aller vers des formats de rencontre plus adaptés et plus efficaces au débat à ce genre de thématiques. Il s’agit, par exemple, de réunir la famille de la presse nationale autour d’ateliers sectoriels impliquant, chuan en ce qui le concerne, la presse écrite, audiovisuelle et électronique. À la clôture de cette journée, le ministre Bouslimani a indiqué que les propositions des professionnels seront prises en charge dans l’élaboration des textes de loi relative au secteur.
Farid Guellil