Àl’occasion du 2e Sommet Afrique-Italie tenu à Addis-Abeba, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a réaffirmé la position de l’Algérie en faveur d’un partenariat fondé sur des gains mutuels, le respect de la souveraineté nationale et l’ancrage du développement économique et social au cœur de toute coopération entre l’Afrique et l’Italie. Dans une allocution adressée aux participants et lue par le Premier ministre, Sifi Ghrieb, le chef de l’État a souligné que « le succès du partenariat Italie-Afrique exige de faire du développement économique et social en Afrique l’axe de toute coopération », insistant également sur « le respect de la souveraineté nationale et des choix de développement », ainsi que sur la nécessité d’un financement suffisant et d’une mise en œuvre efficace des projets. Rappelant que l’Afrique place en tête de ses priorités « l’établissement de partenariats équilibrés, basés sur la réciprocité, la confiance et les intérêts communs à long terme et non pas sur des approches conjoncturelles ou unilatérales », le président de la République a mis en avant une vision stratégique tournée vers des bénéfices partagés et durables pour les deux parties. Dans cette perspective, il a affirmé que l’Algérie, convaincue du potentiel du partenariat Italie-Afrique, est disposée à poursuivre sa contribution pour le faire aboutir dans un esprit « responsable et constructif ». Le chef de l’État a également souligné que la concomitance de ce Sommet avec celui de l’Union africaine confère à la rencontre Afrique-Italie une dimension politique particulière, traduisant une prise de conscience croissante de l’importance de la dimension africaine dans l’établissement des partenariats internationaux. « Elle nous place également devant une responsabilité collective reposant sur la clarté de la vision et l’engagement dans la mise en œuvre », at-il ajouté. L’Algérie participe à ce deuxième Sommet en tant que « partenaire actif », convaincue que « l’Afrique n’accepte plus d’être un simple spectateur des politiques la concernant, mais entend être un acteur souverain dans leur élaboration et leur mise en œuvre ». VERS UN PLAN MATTEI PLUS AMBITIEUX, INCLUSIF ET EFFICACE Évoquant le Plan Mattei, le président de la République a estimé que ce Sommet constitue une occasion d’évaluer les réalisations accomplies depuis son lancement et de définir, de manière collective et constructive, les priorités futures. Il a appelé de ses vœux une nouvelle étape du Plan Mattei qui soit «plus ambitieuse, plus inclusive et plus efficace », afin de «construire ensemble un avenir commun prospère au service de l’Afrique et de l’Italie ». Pour le chef de l’État, le Plan Mattei peut constituer un cadre opérationnel efficace à condition qu’il se focalise sur des projets structurants, respecte les priorités de développement des pays africains et s’inscrive, dans sa conception comme dans sa mise en œuvre, dans une perspective véritablement africaine. Dans ce contexte, il a mis en avant l’expérience algéro-italienne, qui remonte à plusieurs décennies, notamment le partenariat stratégique dans le domaine de l’énergie, qualifié de « modèle exemplaire », ainsi que d’autres domaines vitaux. Parmi eux figurent le projet agricole intégré à Timimoun et le Centre de formation, de recherche et d’innovation agricole Enrico-Mattei dans la wilaya de Sidi Bel Abbès, à dimension africaine. Autant d’initiatives qui illustrent, selon le président de la République, qu’un partenariat fondé sur le respect de la souveraineté, la réciprocité et la convergence des intérêts stratégiques peut générer des gains concrets et durables, aussi bien pour l’Afrique que pour l’Italie, tout en consolidant une coopération tournée vers l’avenir.
Sarah O.













































