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QUAND LE DÉPUTÉ RÉPUBLICAIN ERIC CIOTTI REND HOMMAGE AUX HARKIS LE JOUR DU 5 JUILLET : L’énième provocation contre l’Algérie

Au moment même où l’Algérie célèbre dans la dignité et la fierté le jour de son indépendance, couronnement de sept longues années de lutte pour le recouvrement de sa souveraineté au prix d’un million et demi de chouhada, des voix s’élèvent depuis l’autre rive de la Méditerranée pour donner la sérénade aux harkis et autres assimilés de la France coloniale.
Nourri par une haine viscérale à l’égard de notre pays, comme pouvait bien en témoigner ses récurrentes sorties publiques faites par le passé contre les Algériens, le député français Éric Ciotti issu du groupe Les Républicains a, signe d’une provocation qu’elle intervient le jour du 5 Juillet, fait des siennes en rendant hommage aux collaborateurs de l’armée française durant la Guerre de libération nationale.
Dans un tweet cousu de fil blanc, cet adepte, parmi tant d’autres, de « l’Algérie française » réinventée 59 ans après l’Indépendance, croit pouvoir effacer d’un trait 132 ans de colonisation sombre de ses massacres et tortures d’hommes et de femmes et la spoliation des richesses du pays. « Aujourd’hui, cite cet élu raciste né, je veux rendre hommage aux victimes des massacres d’Oran, à tous les civils, pieds noirs et harkis assassinés après le 19 mars 1962. Le sang d’innocents, lynchés sur la place d’armes, tués à coup de fusils ou de couteaux. N’oublions jamais. »
Éric Ciotti, qui s’est fait de l’insulte, le racisme et l’islamophobie contre la communauté nationale en France sa raison d’exister politiquement et publiquement, doit savoir que ce qui s’est passé à Oran en 62 n’est que la conséquence immédiate de cette même politique de colonisation dont il chante les « biens faits » aujourd’hui, de surcroît le jour de la célébration de l’Indépendance de l’Algérie. On le sait, le sens diatribe d’une telle publication sortie à l’occasion démontre, encore une fois, que même des années après la disparition des générations françaises imbibées de la culture colonialiste, les vieux réflexes collent toujours à la peau de la « nouvelle » classe politique des milieux racistes de la droite et son extrême.
Qu’Eric Ciotti et ses semblables sachent- faut-il rafraichir leur mémoire courte et froide-, que la France coloniale a fait des milliers de massacres, aussi bien avant la Révolution de 54 que durant la lutte de libération armée. C’est l’histoire, c’est ancré dans la mémoire collective nationale et internationale. La France coloniale est condamnée par l’histoire et celle d’aujourd’hui n’a qu’à se rendre à l’évidence pour que l’apaisement avec l’Algérie ait lieu. Enfin, faut-il leur rappeler que l’Algérie, qui a pu recouvrer sa souveraineté territoriale et tous les autres acquis sous-jacents demande, aujourd’hui et plus que jamais, la reconnaissance des crimes abjectes commis sur les Algériens.
Farid Guellil