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Palais de la culture Moufdi-Zakaria à Alger Inauguration de l’exposition collective : « 60 ans de création picturale algérienne »

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Une grande exposition réunissant les œuvres de 63 artistes plasticiens et photographes algériens de différentes générations, retraçant différents courants artistiques enseignés dans les écoles d’art et l’évolution de la création artistique sur près de 60 ans, a été inaugurée lundi au Palais de la culture Moufdi-Zakaria à Alger.

Inaugurée par la ministre de la Culture et des Arts, Soraya Mouloudji, en présence du Conseiller du président de la République chargé de la culture et de l’audiovisuel, Ahmed Rachedi, et de membres du gouvernement, cette exposition élaborée par l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (Aarc) marque sa première halte à Alger avant de se rendre dans neuf autres villes du pays. Tlemcen, Bechar, Mascara, Mostaganem, Laghouat, Tizi Ouzou, Mila, Msila et Skikda, accueilleront, tour à tour, cette exposition, intitulée « 60 ans de création picturale algérienne », au niveau des maisons de la culture locales. Des plasticiens à l’image de Narimann Ghelamallah, Djazia Cherrih, Ismahane Mezouar, Nedjoua Seraa, Karim Sergoua, Mohamed Oulhaci, Abdelkader Belkhorissat, El Hachemi Ameur, Merine Hadj Abderahmane, Rachid Nacib, Jaoudet Gassouma ou encore le photographe Jamel Matari, figurent parmi les artistes participant à cet évènement. Entre autres courants représentés dans cette grande exposition, le signe, puisé dans le patrimoine iconographique algérien se décline dans les œuvres de Noureddine Tabarha, « Empreintes éternelles », Karim Sergoua, « L’inachevée… », ou encore chez Abdelhalim Sellami dans son oeuvre « Langage des signes ». L’exposition compte également un touche de Pop’Art et de Street Art avec des inspirations iconographiques numériques ou contemporaine chez Djaoudet Guessouma « Kan fi aâmri settine », ou encore Mohamed Merouane Djeffal, « Men Multiverse » alors que ce registre contemporain innovant propose aussi les oeuvres de Merine Hadj Abderrahmane « L’amalgame des races », Mebarki Mohamed « El Taama El Koubra », ou encore de Dimis Mohamed « Véracité ». Le patrimoine culturel algérien se retrouve dans les oeuvres de Nedjoua Seraa « Ame N’ajjer » inspiré du Tassili, de Djazia Cherrih « Parfum nostalgique » mettant en avant l’habit traditionnel, de Abdelwahab Kef Nemer, « Tapisserie », de Maaradji Larbi « L’arrivée » sur la fantasia, ou encore de Maâmar Guerziz « …et le trait fera l’union » sur le patrimoine architectural. Ce trait d’union entre les générations et l es courants prend forme parfaitement dans l’oeuvre de Azzoug Mohamed, une toile contemporaine basée sur des esquisses et des reproductions de grands peintres algériens comme M’hamed Issiakhem, disposées sur un plat de circuits imprimés électroniques et connectés par une infinité de câbles familiers à usage domestique. L’exposition est ouverte au public jusqu’au 15 janvier prochain au Palais de la culture Moufdi-Zakaria avant de se diriger vers sa prochaine escale, Tlemcen du 1 au 11 février 2023. Inscrite dans le cadre du programme du ministère de la Culture et des Arts pour marquer le 60e anniversaire du recouvrement de l’indépendance, l’exposition « 60 ans de création picturale algérienne » sera clôturée le 2 juillet à Skikda, dernière escale de cesse manifestation itinérante.

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