Hamel

OUVERTURE PROCHAINE DU PROCÈS D’ABDELGHANI HAMEL : Le feuilleton judiciaire se poursuit

Après la tombée de rideau sur le procès de corruption, relatif au dossier du montage automobile et le financement occulte de la campagne électorale de l’ex-président Abdelaziz Bouteflika, dans lequel les deux ex-Premiers ministres, Sellal et Ouyahia, ainsi que plusieurs ex-ministres ont été condamnés à des peines allant de 10 à 15 ans de prison ferme, la Justice semble déterminée à accélérer la programmation des autres affaires de corruption ayant éclaté après l’avènement du mouvement du 22 février. Ainsi, à en croire la Télévision nationale, qui a cité des « sources généralement bien informées », des ex-hauts responsables seront présentés, bientôt, devant le pôle judiciaire spécialisé près le tribunal de Sidi M’Hamed, Il s’agit notamment de l’enrôlement du procès de l’ancien DGSN, le général major en retraite, Abdelghani Hamel, dans une affaire liée à l’enrichissement illicite, au blanchiment d’argent et à l’abus de fonction. La même source a également révélé, que les hauts responsables impliqués dans cette affaire seront présentés bientôt, devant le pôle judiciaire spécialisé près le tribunal de Sidi M’Hamed. Toutefois, celle-ci n’a dévoilé aucune date pour le début de ce procès.
Pour rappel, le 5 juillet dernier le juge d’instruction près le tribunal de Sidi M’hamed a ordonné le placement sous mandat de dépôt de Abdelghani Hamel et ses trois fils ainsi que contre le directeur des domaines pour la région ouest d’Alger, Ali Bouamrirane, et l’ex-directeur de l’OPGI de Hussein Dey, Mohamed Rehaimia. Sept autres inculpés ont été placés sous contrôle judiciaire, dont l’épouse d’Abdelghani Hamel, l’ex-directeur général des Douanes, Abdou Bouderbala, et cinq autres fonctionnaires de l’État. L’affaire concerne également cinq anciens walis : deux d’Oran ; Abdelmalek Boudiaf et Abdelghani Zaâlane, d’Alger ; Abdelkader Zoukh, de Tipasa, Ghelaï Moussa et Abdelkader Kadi, d’Annaba ; Zoubir Bensebbane. Rappelons, entre autres, qu’un communiqué du tribunal de Sidi M’hamed avait révélé que dix-sept (17) personnes physiques et treize (13) personnes morales sont accusées dans cette affaire pour des crimes liés à « l’enrichissement illicite avec augmentation substantielle du patrimoine », « blanchiment d’argent et transfert de biens obtenus par des faits de corruption à l’effet d’en dissimuler la source illicite dans le cadre d’un groupe criminel », « incitation d’agents publics à exploiter leur influence effective et supposée dans le but de bénéficier d’indus privilèges ».
Les charges portent en outre sur : « bénéfice du pouvoir et de l’influence des agents de l’État, des collectivités locales, des entreprises et institutions publiques de droit public et des entreprises économiques publiques ou des établissements à caractère industriel et commercial (EPIC) durant l’établissement de contrats et marchés à l’effet d’augmenter les prix et de modifier, en leur faveur, la qualité des matières, services et approvisionnement » et « l’abus de pouvoir intentionnel à l’effet d’accorder d’indus privilèges en violation des lois et réglementations », ainsi que « dilapidation de deniers publics ».
Les personnes poursuivies pénalement sont « l’ancien DGSN, Abdelghani Hamel et cinq (5) membres de sa famille (l’épouse et quatre enfants), dix (10) fonctionnaires et un promoteur immobilier ». Treize (13) personnes morales ont été également mises en accusation, précisant qu’il s’agit de sociétés commerciales appartenant aux enfants du principal mis en cause, Abdelghani Hamel.
Lamia Boufassa