Tous les chemins mènent désormais vers l’Amérique du Nord. Pour la première fois de son histoire, la Coupe du monde réunira 48 nations, symbole d’un football mondialisé où de nouveaux rêves émergent. Entre retours historiques et premières qualifications, le Mondial 2026 promet déjà une édition hors norme.
La liste complète des 48 pays qualifiés pour la Coupe du monde 2026 (11 juin – 19 juillet) aux États-Unis, au Canada et au Mexique est désormais connue. Le dernier billet a été décroché par l’Irak mercredi, scellant ainsi la composition finale d’un tournoi élargi inédit dans l’histoire du football mondial. Mais l’une des images fortes de cette dernière phase qualificative reste la qualification de la République démocratique du Congo. À Guadalajara, les Léopards ont battu la Jamaïque (1-0) au terme d’un barrage intercontinental particulièrement disputé. Ce succès marque le retour de la sélection congolaise sur la scène mondiale après 52 ans d’absence. La dernière participation du pays remonte à 1974 en Allemagne, sous l’appellation du Zaïre. Une édition restée douloureuse dans les mémoires après trois défaites, dont un lourd revers 9-0 face à la Yougoslavie, toujours considéré comme la plus large défaite de l’histoire en phase finale du Mondial. Cette fois, la génération actuelle ambitionne d’écrire une nouvelle page plus glorieuse. Le héros de cette qualification se nomme Axel Tuanzebe. Le défenseur binational, ancien international chez les jeunes anglais et passé par Manchester United, a inscrit le but décisif à la 100e minute des prolongations. Désormais joueur de Burnley FC, il devient le symbole d’un renouveau congolais porté par le sélectionneur Sébastien Desabre. La RDC évoluera dans le groupe K aux côtés du Portugal, de la Colombie et de l’Ouzbékistan.
L’Afrique au rendez-vous
Le continent africain réalise un parcours parfait en occupant les dix places mises en jeu. La RDC rejoint ainsi l’Algérie, le Maroc, la Tunisie, l’Égypte, le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Cap-Vert et l’Afrique du Sud, déjà qualifiés depuis octobre dernier. Une représentation massive qui confirme la progression du football africain sur la scène internationale. Le Cap-Vert fait d’ailleurs partie des grandes histoires de cette édition, tout comme l’Ouzbékistan, la Jordanie et Curaçao, qui participeront pour la première fois à une phase finale de Coupe du monde. L’élargissement du tournoi offre ainsi une visibilité nouvelle à des nations longtemps restées aux portes du rendez-vous planétaire. En Europe, les dernières places ont été validées par la Bosnie-Herzégovine, la Suède, la Turquie et la République tchèque. Le continent européen comptera seize représentants, tandis que l’Asie en alignera neuf, l’Amérique du Sud six et l’Océanie un seul avec la Nouvelle-Zélande. Les États-Unis, le Canada et le Mexique sont qualifiés d’office en tant que pays organisateurs.
Un Mondial nouvelle génération
Cette Coupe du monde 2026 inaugurera un format totalement repensé. Les 48 équipes seront réparties en douze groupes de quatre. Les deux premiers de chaque poule accéderont directement aux seizièmes de finale, une étape inédite, accompagnés des huit meilleurs troisièmes. Le tournoi s’annonce plus long, plus dense et potentiellement plus spectaculaire. Le match d’ouverture aura lieu le 11 juin au mythique stade Azteca de Mexico, tandis que la finale se disputera le 19 juillet au MetLife Stadium, dans la région du Grand New York. Seize villes accueilleront la compétition, dont onze aux États-Unis, confirmant l’ampleur logistique exceptionnelle de cette édition. Au-delà des chiffres, cette Coupe du monde symbolise une nouvelle ère. Plus ouverte, plus universelle, elle mettra face à face les géants historiques et les nouveaux venus avides d’exister sur la plus grande scène du football. Reste désormais une interrogation : cette expansion renforcera-t-elle la compétitivité mondiale ou bouleversera-t-elle définitivement l’équilibre du football international ?
Mohamed Amine Toumiat















































