Accueil À LA UNE MARCHÉ PÉTROLIER : Les prévisions sont optimistes

MARCHÉ PÉTROLIER : Les prévisions sont optimistes

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Contre toute attente, les prix du pétrole ont poursuivi leur hausse pour le deuxième jour consécutif, au début des échanges du vendredi 9 janvier 2026. Les cours du pétrole ont augmenté sur les bourses mondiales.
Le prix du Brent à terme pour livraison en mars 2026 a franchi la barre des 63 dollars le baril pour la première fois depuis le 8 décembre, selon les données de la bourse ICE de Londres. Il a progressé de 1,66 % pour atteindre 63,02 dollars le baril. Les prévisions pétrolières sont optimistes selon l’analyse faite par la plateforme spécialisée « attaqa.net. Cette situation a surpris bien des spécialistes qui s’attendaient automatiquement à de fortes tensions sur le marché pétrolier se répercutant sur les prix dans une conjoncture marquée par le dossier vénézuélien, après les déclarations du président américain Donald Trump concernant le contrôle de Washington sur le secteur pétrolier de ce pays, ce qui a renforcé les craintes concernant les flux d’approvisionnement au cours de la période à venir. En fait, la part actuelle de la production du Venezuela au niveau mondial n’est pas significative pour peser sur le marché. En outre, le début janvier est une période correspondant à une demande saisonnièrement modérée. Pour l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), il s’agit d’un contexte de perspectives économiques mondiales stables et de fondamentaux de marché sains, comme en témoigne la baisse des stocks. Les spécialistes insistent toutefois sur le contexte d’incertitude quant à l’avenir des approvisionnements en provenance du Venezuela, ce qui a ramené les risques géopolitiques au premier plan des marchés. Citée par attaqa.net, Priyanka Sachdeva, analyste de marché senior chez Phillip Nova, a déclaré que les goulots d’étranglement des flux d’approvisionnement soumis à des sanctions, combinés à des signaux de demande stables, contribuent actuellement à équilibrer les prévisions d’un excédent d’offre en 2026. La même source indique que Haitong Futures a déclaré dans un rapport que les prix du pétrole avaient bondi après des séances de faible performance, dans une correction partielle de l’ignorance antérieure des risques géopolitiques par les marchés, mais a averti en même temps que la hausse des stocks mondiaux restait un facteur clé qui pourrait limiter les gains. Dimanche dernier, l’Algérie et sept autres pays de l’Opep+ (l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, l’Irak, le Kazakhstan, le Koweït, Oman et la Russie) ont réaffirmé leur décision de suspendre les augmentations graduelles de production durant le premier trimestre de l’année en cours 2026. Cette décision a été prise lors d’une réunion ministérielle, tenue par visioconférence, regroupant ces huit pays de l’Opep+ (Organisation des pays exportateurs de pétrole et leurs alliés non membres) ayant appliqué des réductions volontaires de production en avril 2023 : Cette réunion de coordination, à laquelle a participé le ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab, était inscrite dans le cadre du suivi régulier de la situation du marché pétrolier mondial. Mohamed Arkab a souligné, à cette occasion, « l’importance d’une vigilance accrue et d’une coordination étroite, tant au sein du groupe des huit qu’avec l’ensemble des pays participants à la Déclaration de Coopération ». Il a également réaffirmé « l’attachement de l’Algérie aux décisions collectives adoptées, jugées cohérentes et appropriées au regard des conditions actuelles du marché », tout en insistant sur « la nécessité de préserver l’efficacité et la crédibilité du mécanisme de coopération ». Le groupe des huit pays avait procédé, en avril 2025, à une augmentation collective graduelle de sa production, pour revenir aux niveaux enregistrés avant les réductions volontaires. Cependant, lors de sa réunion de novembre dernier, il a décidé de geler les hausses progressives de production pour la période allant du 1er janvier au 31 mars 2026, en raison de « l’incertitude économique mondiale ».
M’hamed Rebah

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