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LUTTE CONTRE LA PANDÉMIE, DIALOGUE, RÉFORMES POLITIQUE ET ÉCONOMIQUE, POLITIQUE ÉTRANGÈRE : Le Président tient, vaille que vaille, à son agenda

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L’arrivée de M. Abdelmadjid Tebboune à la présidence de la République, au lendemain de l’élection du 12 décembre 2019 est intervenue dans une conjoncture politique marquée par les manifestations du Hirak qui avait provoqué l’annulation du 5e mandat que voulait briguer l’ancien président Bouteflika et son clan et par une conjoncture socioéconomique des plus difficiles. Le président de la République, qui s’était engagé à jeter les fondements de l’Algérie nouvelle, s’est attelé, très vite à la tâche. D’ailleurs, il n’avait pas manqué, lors de ses premières rencontres avec la presse, à souligner qu’il lancera, vaille que vaille, les chantiers de refondation de l’État, de l’économie et des Institutions.

L’année 2020 le voyait entamer son mandat par une série de rencontres avec des personnalités politiques nationales pour parvenir à dépasser la crise politique dans laquelle se débattait le pays. Il avait, dans son discours d’investiture, annoncé une série de propositions qui nécessitaient une large adhésion et avait effectivement entamé un cycle de rencontres au cours duquel il n’avait pas hésité à se déplacer personnellement pour rencontrer Ahmed Taleb El-Ibrahimi chez-lui. Il avait réaffirmé sa volonté de jeter les bases d’un nouvel État qui garantirait les droits du citoyen et qui serait régi par des institutions nées de la volonté du peuple.
M. Tebboune avait également annoncé une refondation de la sphère économique et surtout annoncé une nouvelle approche du développement local qui profiterait surtout aux régions qu’on appelait jadis zones enclavées  mais désignées aujourd’hui sous le vocable de zones d’ombre, une appellation qui sied mieux à la situation que vivent ces régions du pays profond.

Gouvernement de technocrates pour réussir le pari
Pour réussir le lancement des différents chantiers, le président de la République a instruit le Premier ministre à former une équipe gouvernementale non partisane, prête à aller au charbon pour écouter les doléances des citoyens et surtout à lui garantir l’essentiel pour une vie meilleure. Les ministres ont entamé alors des tournées pour identifier les zones qui nécessitent un effort de l’État pour les atteler à la dynamique nationale de développement et surtout pour rétablir la confiance écornée entre le citoyen et l’administration. Les ministres qui faisaient, lors des derniers mandats de Bouteflika, de la navigation à vue, se sont retrouvés conviés, chaque fin de semaine à des conseils de ministres présidés par M. Tebboune  au cours desquels plusieurs dossiers étaient passés en revue. Le gouvernement devenait ainsi le premier animateur de la dynamique du développement grâce aux orientations de M. Tebboune qui n’hésitait pas à provoquer même des conseils réduits quand la nécessité l’imposait. .

Appel pour un large consensus national
Sitôt élu, M. Tebboune avait annoncé sa volonté de refonder la scène politique selon des normes qui répondraient aux attentes de l’ensemble des citoyens. Il avait appelé à un dialogue sans exclusive pour parvenir à une recomposition du champ politique qui permettrait la mise en place d’Institutions fortes et surtout représentatives. Il avait, dans ce cadre, lancé des consultations pour l’adoption d’une nouvelle Constitution et surtout mis en place une commission chargée de la rédaction d’une nouvelle loi électorale qui permettrait l’organisation d’élections où le verdict des urnes serait respecté. Cela permettrait également de mettre en route les chantiers politiques promis dans le cadre de ses engagements électoraux.

Gestion sereine de la pandémie
Dès l’apparition de la pandémie en Algérie, le président de la République s’est impliqué dans la gestion de cette crise. C’est ainsi qu’il tenait des rencontres périodiques avec son Premier ministre et les membres de la cellule de crise mise sur pied dans le cadre de la lutte contre le coronavirus. Il faut rappeler, dans ce cadre, que M. Tebboune prenait régulièrement des mesures qui ont permis d’adapter la réponse en fonction des attentes de la population et de l’évolution de la maladie. Il ne manquait aucune occasion pour donner des orientations aussi bien au Premier ministre qu’au wali pour apporter les réponses aux attentes des citoyens. Lors d’une rencontre avec la presse, il n’avait pas manqué de rappeler que le pays disposait de moyens suffisant pour parer à toute éventualité et qu’il disposait de stocks de secours lui permettant de mieux lutter contre la pandémie. Il faut rappeler, dans ce cadre, que l’Algérie figure parmi les premiers pays à manifester son intention d’acquérir le vaccin anti-Covid-19 dès sa mise sur le marché. Dans le sillage de la gestion de cette crise, il avait décidé des aides aux activités professionnelles et aux couches sociales impactées par la maladie et annoncé des mesures, notamment en matière de prise en charge, qui ont permis aux structures hospitalières de ne pas sombrer sous le nombre des cas de coronavirus.

Les Algériens au fait de l’état de santé de leur Président
Atteint par la Covid-19, M. Tebboune a tenu à informer l’opinion publique à travers des communiqués périodiques des services de la présidence de la République. Son transfert en Allemagne pour des soins ne l’a pas empêché de suivre, au jour le jour, la situation dans le pays et de donner des orientations quand cela était nécessaire. D’ailleurs, il n’avait pas manqué de le rappeler lors de son apparition dans une vidéo postée sur Tweeter, le 13 décembre dernier. Cette apparition a d’ailleurs fait taire une campagne de déstabilisation du pays, orchestrée depuis des capitales occidentales, notamment Paris. Le président de la République avait d ‘ailleurs annoncé qu’il avait donné instruction au gouvernement pour la prise en charge des zones d’ombre, et pour mobiliser les moyens pour satisfaire les attentes des citoyens en matière de cantines scolaires et de transport. Il avait également annoncé que la commission de rédaction d’une nouvelle loi électorale avait été instruite pour accélérer son  travail et livrer sa mouture dans les plus brefs délais.

L’Algérie dans le concert des Nations
M. Tebboune a insisté depuis son élection à redonner à l’Algérie la place qu’elle mérite dans le concert des Nations. La diplomatie algérienne, jadis effacée, a refait surface sur la scène mondiale. L’Algérie a retrouvé un rôle dans le règlement de la crise libyenne et les pays de la région ont commencé à prêter une oreille à ses conseils et analyses de la situation  mondiale. Il faut rappeler dans ce cadre que l’Algérie n’a pas hésité à fournir des aides au pays du Sahel frappés par la pauvreté et fortement impacté par la pandémie. Au lendemain de l’explosion survenue dans le port de Beyrouth, les aides algériennes ont été parmi les premières à être débarquées au Liban. Il faut rappeler par ailleurs qu’il y a quelques mois, la Libye était devenue un champ où se confrontaient des intérêts divers. L’Algérie ne pouvait pas rester indifférente face à un conflit à ses frontières. D’ailleurs, le rôle joué par la diplomatie algérienne a permis de réduire la tension entre les factions libyennes et le gouvernement  de Serradj et surtout d’éviter une internationalisation du conflit qui était une véritable menace il y a quelques mois. La normalisation des relations diplomatiques entre Israël et certains pays arabes, notamment le Maroc et son coup de force à El-Guerguerat dans les territoires occupés au Sahara occidental ont été évoqués dans la dernière vidéo de M. Tebboune qui avait rappelé la position de l’Algérie aux côtés des peuples en lutte et apporté une réponse ferme au Palais royal marocain et son makhzen.

Un retour au pays à point nommé
Le retour au pays du président de la République est un véritable coup de starter pour les nombreux chantiers qu’il avait promis de lancer. D’ailleurs, il est  attendu, dans les toutes prochaines heures la promulgation de la nouvelle Constitution adoptée le 1er novembre dernier, la signature du projet de LF-2021, la publication de la mouture de la nouvelle loi électorale, et l’annonce d’élections législatives anticipées et probablement du vote pour le renouvellement des assemblées locales. Il est même attendu la relance de concertations avec la classe politique pour poursuivre la dynamique de refondation de l’État.
 Slimane Ben

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