Les ventes des puces d’intelligence artificielle H200 du groupe américain Nvidia à destination de la Chine restent suspendues, dans l’attente d’un examen de sécurité nationale mené par les autorités américaines, selon le quotidien britannique Financial Times.
D’après des sources citées par le journal et relayées par l’agence Reuters, cette interruption dure depuis près de deux mois, malgré l’accord du président américain Donald Trump pour l’exportation de ces composants stratégiques. Les clients chinois s’abstiennent pour l’instant de passer des commandes, dans l’attente de clarifications sur les conditions d’octroi des licences et les éventuelles restrictions qui pourraient accompagner ces exportations. En janvier dernier, le département du Commerce des États-Unis avait pourtant assoupli les règles encadrant l’exportation des puces H200 vers la Chine, tout en soumettant les demandes de licences à un examen conjoint des ministères des Affaires étrangères, de la Défense et de l’Énergie.
Selon le Financial Times, si le département du Commerce a achevé son analyse, le département d’État plaide pour des restrictions plus strictes, estimant que l’utilisation de ces puces avancées par la Chine pourrait porter atteinte à la sécurité nationale américaine. Le PDG de Nvidia, Jensen Huang, a récemment déclaré espérer une autorisation prochaine permettant à son entreprise de commercialiser la puce H200 sur le marché chinois, deuxième économie mondiale. De son côté, Reuters avait rapporté le mois dernier que Pékin avait approuvé l’importation d’une première cargaison de ces puces, illustrant une volonté de concilier ses besoins en intelligence artificielle avec le développement de ses propres capacités technologiques. Cette situation illustre les tensions persistantes entre Washington et Pékin autour du contrôle des technologies avancées, au cœur des enjeux stratégiques et économiques mondiaux.
M. Seghilani













































