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LES REPRESENTANTS ELUS DE LEUR SYNDICAT NON «RECONNUS» PAR  LA FEDERATION DE L’UGTA : Les opérateurs de taxis en colère

Des opérateurs de taxis de la wilaya d’Alger, affiliés au Syndicat national des taxis et transporteurs (SNTT), ont protesté, avant-hier, devant le siège de la Centrale syndicale de l’UGTA, pour dénoncer la «non-reconnaissance» de leurs nouveaux représentants syndicaux, qui ont été élus récemment. Pas que ça, puisqu’ un lot de reproches vise l’ancien SG du syndicat qui, aux yeux des protestataires, a une « mainmise » sur la tête du SNTT qu’il ne «voulait» pas quitter malgré l’opposition des adhérents, et, auquel responsable il est reproché notamment des «accointances» et des «complaisances» avec la direction dirigeante de la Fédération nationale des travailleurs du transport (FNTT) de l’UGTA, qui veut «l’imposer» à la tête du Syndicat des taxieurs. De plus, les opérateurs de taxis accusent l’ancien SG d’avoir «bloqué» l’installation de la nouvelle équipe syndicale du SNTT, qui se revendique plus de 23 000 adhérents.

Salim Labatcha aux «abonnés absents»
Les protestataires, qui sont arrivés sur les lieux du rassemblement vers neuf heure du matin, ont demandé audience au Secrétaire général de l’UGTA, Salim Labatcha. Peine perdue ! Car jusqu’à 14 heures, les nouveaux représentants du SNTT n’ont pas été reçus. Ni par le patron de la Centrale syndicale, sous prétexte qu’il n’était pas encore arrivé à son bureau, ni même par un autre responsable de l’UGTA, a-t-on constaté sur place.
Approché à cet effet, le représentant des chauffeurs de taxis en protestation n’a pas souhaité faire de déclarations. Et pour cause, le règlement intérieur de l’UGTA lui «interdit» de faire des déclarations à la presse. Pas avant, explique-t-il en tout cas, la rencontre prévue avec le SG de la Centrale syndicale.
En revanche, les chauffeurs de taxis adhérents du SNTT, présents sur les lieux, nous ont expliqué leur version des faits.

Parole aux taxieurs
«Nous avons renouvelé les instances de notre représentation syndicale dans les règles et la forme. C’est la première fois que notre syndicat élit ses représentants par l’urne. Ce qui ne s’est jamais passé à l’UGTA. Nous avons des PV (Procès-verbaux) dûment signés et approuvés par un huissier de justice étranger.
Car la direction des transports de la wilaya d’Alger nous a imposé cette procédure. Donc nous avons fait appel aux services d’un huissier de justice palestinien exerçant en Algérie », raconte un taxieur protestataire.
« La nouvelle équipe syndicale a été élue légalement, et les PV sanctionnant la réunion d’élection des nouveaux représentants ont été établis conformément aux lois en vigueur. La direction des transports a pris note et a reconnu cette élection. Mais la FNTT ne veut pas nous reconnaitre comme les désormais représentants légitimes des travailleurs de notre secteur», s’est-il livré avec un sentiment de regret.
« Le président sortant du SNTT continue toujours d’exercer ses fonctions malgré qu’il est illégitime. Il bénéficie du soutien de hauts responsables à la FNTT, qui veulent l’imposer au gré des affiliés du syndicat», a dénoncé un autre opérateur.
Les chauffeurs de taxis protestataires accusent également l’équipe sortante du SNTT, qu’ils ont qualifiée de « 3issaba », de «détourner» le bureau syndical pour «enrichissement illégal». Les protestataires en veulent pour preuve, l’«imposition de taxes supplémentaires» sur la carte d’adhérent – montant non mentionné sur la carte – et d’avoir «utilisé des guichets commerciaux», sis à la Gare routière du Caroubier – où est situé le bureau du syndicat – pour «des objectifs occultes».
Hamid Mecheri