Accueil À LA UNE LE PRÉSIDENT TEBBOUNE FACE LA PRESSE NATIONALE : « L’Algérie s’entend avec...

LE PRÉSIDENT TEBBOUNE FACE LA PRESSE NATIONALE : « L’Algérie s’entend avec les grands »

0
LE PRÉSIDENT TEBBOUNE FACE LA PRESSE NATIONALE : « L’Algérie s’entend avec les grands »

Le président Abdelmadjid Tebboune a affirmé, samedi soir, que l’Algérie « entretient de bonnes relations, cordiales et amicales, avec de nombreux pays, des relations fondées sur l’intérêt mutuel ». i l a mis, à cet égard, en avant les « relations privilégiées » liant l’Algérie à des pays européens amis, à l’instar de l’Italie, de l’Espagne, de l’Allemagne et d’autres États, ajoutant que l’Algérie entretient également de « bonnes relations » avec de grandes puissances, telles que les États-Unis d’Amérique, la Russie et la Chine. À une question relative aux relations de l’Algérie avec la France, Tebboune s’est contenté d’exprimer tout son respect à Mme Ségolène Royal (présidente de l’Association France-Algérie), qui a récemment effectué une visite en Algérie, la félicitant pour « son courage, son honnêteté intellectuelle et sa franchise ». « Elle est la bienvenue », a-t-il ajouté. Concernant la possibilité d’une visite en Algérie du ministre français de l’Intérieur, Laurent Nuñez, le Président a indiqué que cette initiative relevait d’abord de la responsabilité de l’intéressé. «C’est une déclaration qui le concerne, elle ne me concerne pas. S’il veut venir, il est le bienvenu », a-t-il dit. C’est là une réponse qui exprime la fermeté de l’Algérie qui refuse toute injonction dans la gestion du dossier de ses relations bilatérales avec la France, un dossier aujourd’hui vicié par l’OPA lancée par l’extrême-droite et les nostalgiques de l’OAS sur le discours officiel français quand il s’agit d’aborder le sujet Algérie.

« Celui qui cherche à humilier L’Algérie n’est pas encore né »
Le président de la République a, par la suite, évoqué le dispositif exceptionnel concernant le retour de ressortissants algériens en situation irrégulière, précisant, dans ce contexte, qu’il ne s’appliquait pas aux personnes faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire français. «Le problème des OQTF concerne les pays d’accueil », a-t-il expliqué. Revenant sur le refus de l’Algérie d’accueillir certains ressortissants concernés par ces mesures durant le mandat de l’ancien ministre français de l’Intérieur, Bruno Retailleau, le président Tebboune a apporté plusieurs précisions. « Pour les OQTF, nous les avons refusés à un ministre Parce qu’il se permettait de prendre des Algériens, que j’ai juré de protéger, de les mettre dans un avion et de les renvoyer en Algérie. Ces Algériens ont des droits. Ils vivent en France depuis 10 à 15 ans. Il faut respecter leurs droits. Si la justice ordonne leur expulsion, il y a un recours. Nous avons des accords qui régissent cela. L’Algérie doit être informée, le consul doit rendre visite à la personne frappée d’une OQTF… Si tout est en règle, il signe le laisser-passer », a-t-il détaillé, avant d’ajouter : « Celui qui cherche à humilier ou ridiculiser l’Algérie n’est pas encore né ». Abordant le volet des relations de l’Algérie avec ses voisins et à propos de la Mauritanie, Tebboune a mis l’accent sur la dimension fraternelle des relations bilatérales, précisant que l’Algérie « tente d’aider ce pays voisin dans la mesure du possible ».

Le Président du Niger invité à Alger
À propos des relations de l’Algérie avec les pays du Sahel, le président de la République a affirmé « avoir beaucoup de respect pour l’actuel président du Niger, Abdourahamane Tiani », annonçant lui avoir adressé une invitation officielle à effectuer une visite en Algérie. Concernant le Mali, M. Tebboune a rappelé « l’histoire commune liant les deux pays », avant de mettre en garde contre ceux qui se rendent dans ce pays « pour l’armement et la spoliation des biens ». Il a également qualifié les relations de l’Algérie avec le Burkina Faso de « bonnes », réaffirmant la disposition de l’Algérie à les « renforcer davantage ». À une question sur la Libye, le président de la République a assuré que « tout ce qui touche ce pays touche aussi l’Algérie », insistant sur la nécessité de « permettre aux Libyens de décider de l’avenir de leur pays et de choisir leurs représentants », une position défendue par l’Algérie depuis la chute du président Mouamar Kaddafi et son assassinat. S’agissant des relations avec l’Égypte, pays frère, le président de la République a indiqué qu’elles sont « historiques » et que l’Algérie refuse toute atteinte à ce pays. Il s’est également félicité des relations de l’Algérie avec le Qatar, le Koweït et le Royaume d’Arabie saoudite, les qualifiant de « plus que fraternelles ».

« Qu’ils aillent à L’arbitrage ! »
Dans ses réponses aux représentants des médias nationaux, le président de la République, Interrogé sur les relations avec l’Arabie saoudite, l’Égypte et le Qatar, il a déclaré : « Ce sont des relations plus que fraternelles. Ce qui touche l’Arabie saoudite nous touche. Nous avons d’excellentes relations avec la famille Al Jabir (du Koweït). Ce sont des gens de parole », et, au sujet du Qatar, « vous voyez où nous sommes arrivés ensemble ». Pour l’Égypte, il a rappelé que les deux pays partagent « 70 ans d’histoire commune ». Le Président Tebboune a changé de ton à l’égard des Émirats arabes unis, sans les citer Il a déclaré : « Il reste un État, pour ne pas dire un mini-État, qui gesticule », affirmant que ce pays s’est ingéré dans les processus électoraux en Algérie. « Ils s’immiscent dans nos élections, dans la première puis la deuxième élection. Ils se sont mêlés de telle et telle autre affaire », a-t-il dénoncé. Il a également évoqué la menace d’un recours à l’arbitrage international après que l’Algérie a dénoncé la convention sur les services aériens avec Abu-Dhabi. « Ils menacent de nous appauvrir rien qu’avec l’arbitrage international. Qu’ils aillent à l’arbitrage ! », a-t-il lancé, avant d’adresser cet avertissement : « Ne nous laissez pas regretter le jour où nous vous avons connus ».
Synthèse Slimane B.

Article précédentTEBBOUNE REÇOIT LA DÉLÉGATION FIFA QUI L’A APPORTÉ : Le trophée de la CDM à El Mouradia