Cnapeste

Le Cnapeste monte au créneau à Bouira

La section de wilaya de Bouira du Cnapeste monte une fois de plus au créneau pour dénoncer les agissements du directeur de l’éducation de Bouira, qu’elle qualifie d’«irresponsables et honteux». En effet, ils étaient plusieurs dizaines d’enseignants, affiliés à ce syndicat de l’éducation, à prendre part à un sit-in organisé devant le siège de la DE, pour dénoncer ce qu’ils ont qualifié de « dérapages » de la part du premier responsable du secteur de l’éducation au niveau de la wilaya de Bouira. Le recours à cette action de rue, décidée à l’issue d’une assemblée générale tenue la semaine écoulée, fait suite au refus affiché par le DE de réhabiliter quatre enseignantes de l’école primaire Choudani Ahmed du quartier Ras-Bouira, « arbitrairement sanctionnés » pour avoir dénoncé la mauvaise gestion de leur établissement. Taoudiat Mohamed, coordinateur du Cnapeste de Bouira, indiquera que le Cnapeste est toujours ouvert au dialogue, « mais quand on a en face de nous des interlocuteurs qui refusent toute initiative de notre part, on est forcé de recourir à des moyens plus véloces ». Le premier responsable du bureau du Cnapeste de Bouira dénonce l’« étouffement » des commissions paritaires et représentants des enseignants, surtout ce qui se passe avec celle du palier des professeurs du secondaire, comme il s’insurge également contre la « restriction » de l’activité syndicale et la fermeture des portes du dialogue avec le syndicat au niveau de la wilaya. Pour preuve, et selon M. Taoudiat, la semaine écoulée, la direction de l’éducation de Bouira s’était engagée à « régler à l’amiable », les différents contentieux entre l’administration et le corps enseignant. Seulement, ces engagements n’étaient que de la poudre aux yeux. En outre, ce syndicaliste précise avoir « averti » les responsables de la DE quant aux décisions qui vont toucher les prérogatives de l’enseignant, la souveraineté des conseils de classes, la crédibilité des bulletins de notes et la prime de scolarité, tout émanant des «manœuvres» de la tutelle.
Omar Soualah