La rue marocaine n’a pas relâché sa pression sur le gouvernement Akhenouch, sur le palais de M6 et sur le Makhzen, qu’elle continue d’appeler à dénoncer les accords Abraham et à abandonner la dynamique de normalisation avec l’entité qui porte en elle les germes de la colonisation du pays.
Le Groupe d’action nationale pour la Palestine dénonce la participation du Maroc au Conseil de la paix de Trump, un instrument visant à pousser les Ghazaouis à abandonner leurs terres et leur droit à un État palestinien conformément aux résolutions de la communauté internationale. Ce groupe, qui condamne toute engagement marocain, n’a pas manqué de critiquer la présence au sein de ce conseil appelé pompeusement « Conseil pour la paix (Bord of Peace), d’un criminel de guerre recherché par la justice internationale, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, estimant que cela constitue une contradiction avec les principes de paix et d’éthique politique, un individu criminel faisant l’objet d‘un mandat d’arrêt délivré par la Cour pénale internationale.
Il y voit une tentative de blanchir l’image de l’occupation israélienne via des fronts de propagande trompeurs et qui nient les droits du peuple palestinien. Le Groupe d’action nationale pour la Palestine a également dénoncé tout engagement financier ou politique du Maroc pour rejoindre ce conseil, soulignant que l’imposition de frais par l’administration américaine va à l’encontre :
– De la volonté populaire marocaine, solidaire de la Palestine ;
– De la position historique et de la dignité nationale du Maroc.
La rue marocaine et des membres du groupe de soutien à la Palestine ont dénoncé la prestation de Nasser Bourita, le ministre des affaires étrangères dans le gouvernement de Aziz Akhenouch, estimant qu’elle constitue une véritable insulte à l’honneur du peuple marocain. « Un ministre des affaires étrangères qui se plie en quatre pour tenter de justifier l’injustifiable. C’est du jamais vu. Le Maroc peine à lever des crédits pour financer ses programmes de développements mais trouve comment répondre à l’injonction de Donald Trump en mettant sur la table une masse de dollars pour avoir le droit de siéger dans le conseil pour la Paix de Trump », affirment des activistes marocains qui dénoncent la soumission du Makhzen et ses symboles aux injonctions de Trump, de certaines puissances occidentales et des criminels de l’entités sioniste.
Le Groupe d’action nationale pour la Palestine a exprimé son désaccord avec les propos du ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, sur la transmission des valeurs de tolérance aux Palestiniens en pleine guerre et siège, estimant que cette approche tente de faire porter une responsabilité morale à la victime, alors que l’agresseur pratique le meurtre et la destruction sans rendre de comptes.
La déclaration du Groupe d’action nationale exprime le rejet total de toute implication marocaine dans des alliances ou projets jugés suspects, appelant toutes les forces actives au Maroc à défendre la Palestine, à préserver la dignité du Maroc et ses positions historiques inébranlables. Elle rappelle que la Palestine reste une cause nationale, qui ne peut être négociée ni remodelée selon les conditions de l’oppresseur.
Il faut rappeler, dans ce contexte, que le Makhzen est le cancre, qui ne retient jamais les leçons. Il y a soixante-cinq ans, le Maroc de Hassan II avait envoyé un corps expéditionnaire au Cabinda, à la demande de la France et la Belgique, pour faire cesser dans un bain de sang une insurrection qui avait porté au pouvoir le dirigeant nationaliste Patrice Lumumba. Le Maroc avait participé à la campagne de répression qui a conduit à l’arrêt de l’insurrection et à l’arrestation puis l’assassinat du dirigeant congolais. Le Makhzen et Bourita sont en train de refaire les mêmes erreurs et cela finira par se retourner contre eux, car aujourd’hui les réalités géostratégiques dans le monde sont en train de connaitre de profonds changements.
Slimane B.












































