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La France affiche son alignement contre l’Iran : Jean-Noël Barrot  annonce une  posture partiale à partir de l’entité sioniste 

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Jean-Noël Barrot adopte, sans surprises pour les observateurs  avérés et l’opinion régionale,  un discours « aligné » sur celui de l‘entité sioniste,  désignant l’Iran comme principal responsable, au bout de plus de trois semaines de la guerre américano-sioniste, déclenchée 28 février dernier, alors qu’un processus de négociations était en cours  entre Washington et Téhéran . 

Le ministre français des Affaires étrangères minimise les frappes israéliennes au Liban et leurs conséquences humanitaires. Cette posture affaiblit la crédibilité et l’influence diplomatique de la France. Le déplacement de Jean-Noël Barrot en Israël s’inscrit officiellement dans une volonté de désescalade. Pourtant, ses prises de position publiques traduisent surtout un alignement assumé sur la lecture israélienne du conflit, au détriment d’une posture équilibrée pourtant attendue d’une puissance comme la France. 

Dans ses déclarations, le chef de la diplomatie française insiste avant tout sur la responsabilité de l’Iran dans l’escalade régionale. 

« J’ai, en premier lieu, évoqué avec eux la dramatique escalade au Liban, provoquée par la décision inadmissible et irresponsable du Hezbollah, que nous avons condamnée avec la plus grande fermeté, de se joindre aux agressions iraniennes contre Israël », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Tel Aviv.

Une France inaudible face aux principaux acteurs  de région  et de la scène mondiale  

Cette grille de lecture occulte pourtant un élément central : le déclenchement initial de la guerre par les frappes conjointes américaines et israéliennes. Ce positionnement se retrouve également dans son discours sur le Liban. 

La résistance libanaise  y est présenté comme l’acteur ayant « entraîné » le pays dans la guerre,  alors que depuis le cessez le feu entre L’entité sioniste et  la résistance  armée libanaise, le pays a continué à être bombardé et violé par des opérations militaires sionistes. Or, celles-ci ont provoqué des destructions massives, des centaines de morts et une crise humanitaire majeure, largement absente des déclarations du ministre lors de sa visite. Dans le même temps, Jean-Noël Barrot s’est montré particulièrement attentif à la sécurité de l’entité sioniste, reprenant des éléments de langage proches de ceux des autorités coloniales israéliennes  et insistant sur la nécessité de contenir les menaces régionales. 

Cette empathie affichée contraste avec la discrétion entourant les conséquences humaines  dramatiques des opérations militaires de l’entité sioniste, notamment au Liban. Cette asymétrie du discours interroge, selon bon nombre d’experts dont libanais «  sur la capacité de la France à incarner un rôle de médiateur crédible »  au regard de l’absence de son rôle à faire respecter par l’entité sioniste du cessez le feu conclu avec Beyrouth. Alors que Paris revendique une tradition diplomatique d’équilibre et d’indépendance, ce déplacement donne l’image d’une diplomatie contrainte en recul  et de ce fait, alignée sur les positions  de Washington, rendant la voix de  Paris « peu audible  non seulement au Liban  mais dans la région ».

Les tentatives françaises de médiation ont d’ailleurs été accueillies avec scepticisme, voire rejetées par les principaux acteurs du conflit. 

En définitive, ce voyage illustre « un affaiblissement du poids diplomatique français. En adoptant une lecture partiale du conflit et en évitant de nommer les responsabilités de manière équilibrée, Paris apparaît moins comme un acteur autonome que comme un relais politique, peinant à peser réellement sur les dynamiques régionales.

R. I.  

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