Le processus de mise en place de zones franches entre l’Algérie et des pays africains frontaliers, lancé par le président Abdelmadjid Tebboune, va être facilité par la création prochaine d’une entreprise publique pour la gestion de ces espaces, dont le projet de décret exécutif est en cours d’étude et d’enrichissement au niveau du Secrétariat général du Gouvernement.
Il s’agit d’un établissement à caractère industriel et commercial (EPIC) à même de garantir « une gestion organisée et efficace, offrant un environnement propice aux opérateurs économiques et aux exportateurs en particulier, dans le respect des obligations de service public », a fait savoir le ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, Kamel Rezig l’a fait savoir, ce jeudi, lors d’une séance plénière à l’Assemblée populaire nationale (APN) consacrée aux questions orales, présidée par Toufik Guezout, vice-président de l’APN, en présence de la ministre des Relations avec le Parlement, Nadjiba Djilali, et de membres du gouvernement. Ce cadre réglementaire est en cours de finalisation parallèlement à la réalisation des dernières étapes de la première zone franche commerciale en Algérie, prévue au niveau de la wilaya de Tindouf. Le projet d’aménagement de cette zone, supervisé par l’Agence algérienne de coopération internationale pour la solidarité et le développement (AICA), connaît « une avancée majeure », selon le ministre qui a précisé que sa réception interviendra au cours de l’année 2026, avant le lancement ultérieurement des autres zones franches prévues avec la Tunisie, la Libye, le Mali et le Niger. Les experts algériens ont fait remarquer que la mise en place de zones franches au niveau des régions frontalières va contribuer à intensifier les échanges avec les pays voisins et concrétiser l’esprit véhiculé par les objectifs de la Zone de libre-échange du continent africain (ZLECAF). En effet, la création des zones franches s’inscrit dans la démarche de l’Algérie visant à renforcer sa position sur les marchés africains en mettant à profit toutes les opportunités, en particulier celles offertes par la Zone de libre-échange du continent africain (ZLECAF) dont l’Algérie est pleinement partie prenante. Les ambitions économiques et commerciales de l’Algérie sur le continent correspondent au poids de son activité politique au sein de l’Union africaine. L’AICA, créé en 2020, est un acteur majeur dans cette démarche qui inscrit l’Afrique au cœur des priorités algériennes est guidée par l’Agenda 2063 de l’UA. Ses projets sont concrets et au service des peuples africains. Parmi ces projets figure la réalisation de la route reliant Tindouf à Zouerate (en Mauritanie), dont les travaux ont démarré en février 2024. Les spécialistes ont noté que cet axe routier stratégique vise à renforcer l’intégration économique et à intensifier les échanges entre les deux pays voisins. L’objectif est de promouvoir la paix, la stabilité et le développement. L’AICA développe ses initiatives dans des domaines d’intervention qui répondent aux besoins fondamentaux des populations : santé, éducation, infrastructures de base, formation et renforcement des capacités. Les zones franches projetées par l’Algérie servent une politique de coopération indispensable à l’intégration africaine. D’autres initiatives prises par l’Algérie vont dans le même sens pour renforcer sa présence commerciale dans les différents États africains : ouverture de nouvelles lignes aériennes et maritimes entre l’Algérie et des pays africains et ouverture de filiales bancaires algériennes dans ces pays. Il est utile de rappeler également l’initiative du président Tebboune, lors de la Foire commerciale intra- africaine (IATF 2025, Alger), un fonds africain de financement a été créé au sein de l’Agence, en collaboration avec le ministère de l’Économie de la connaissance, des starts-up et des Microentreprises, pour soutenir les startups et encourager les jeunes créateurs.
M’hamed Rebah










































