La course à la prestigieuse récompense littéraire algérienne est officiellement lancée. Mercredi dernier à Alger, le jury de la 8e édition du Grand Prix Assia-Djebar a rendu publique sa longue liste, sélectionnant 26 romans d’expression arabe, amazighe et française.
Une première étape qui met à l’honneur la diversité de la production éditoriale nationale, riche de 155 candidatures cette année.
Animée au siège de l’Entreprise nationale de communication, d’édition et de publicité (Anep), la conférence de presse a permis au président du jury, Miloud Hakim, de détailler les chiffres de cette édition 2026. L’engouement pour ce prix de fiction ne se dément pas, puisque les organisateurs ont réceptionné un total de 155 romans, représentant le travail de 53 maisons d’édition algériennes. Dans le détail des soumissions, la langue arabe mène la danse avec 79 romans, suivie par la langue française avec 63 œuvres, et tamazight avec 13 candidatures.
À l’issue d’une première phase de lecture et de délibération, le jury a établi trois longues listes distinctes. Ce sont ainsi 10 romans en langue arabe, 6 œuvres en amazighe et 10 romans en français qui poursuivent l’aventure et restent en lice pour le sacre final. Pour évaluer et départager ces créations romanesques, l’événement s’appuie sur un jury pluridisciplinaire composé de dix personnalités reconnues du monde des lettres et de la recherche. Autour du président, le poète et traducteur Miloud Hakim, siègent le sociologue Mustapha Madi, le spécialiste en littérature populaire Hamid Bouhabib, les écrivaines Maïssa Bey, Meriem Guemache et Leïla Hamoutène, le président de l’Académie algérienne de la langue arabe Cherif Meribai, les poètes Ahcene Mariche et Idir Belali, ainsi que le chercheur Koussaïla Alik.
Créé en 2015 en hommage à l’illustre romancière et académicienne éponyme disparue la même année, le Grand Prix Assia-Djebar s’est imposé comme un levier majeur pour promouvoir la littérature algérienne et lui offrir une visibilité internationale. Les successeurs des lauréats de la septième édition — Inam Bioud (Houaria), Hachemi Kerach (1954, Thalalith n Ussirem) et Abdelaziz Otmani (Sin, la lune en miettes) — seront connus à l’issue des ultimes délibérations.

