La garde à vue du chanteur marocain Saad Lamjarred, soupçonné de viol dans la station de Saint-Tropez, sur la côte d’Azur, dans la nuit de samedi à dimanche, a été prolongée de 24 heures lundi matin, ont indiqué lundi les autorités judiciaires françaises, évoquant une affaire complexe qui nécessite la poursuite des investigations. Saad Lamjarred a été interpellé dimanche matin à la suite de la plainte d’une jeune femme pour des « faits caractérisés de viol », selon la justice. L’enquête a été confiée à la brigade de recherches de la gendarmerie de Gassin-Saint-Tropez, où le chanteur est actuellement entendu. Selon le parquet de la ville de Draguignan, dans le sud-est de la France, il s’agit d’une « affaire complexe » qui nécessite « la poursuite des investigations et l’audition de tout témoin utile ». L’artiste marocain avait déjà été mis en examen en octobre 2016 à Paris pour « viol aggravé » et « violences volontaires aggravées » et écroué. A la veille d’un concert qu’il devait donner, une jeune femme de 20 ans avait porté plainte, affirmant avoir été agressée par le chanteur. Il avait été remis en liberté en avril 2017, sous bracelet électronique, à la suite d’une décision de la cour d’appel de Paris. Le roi du Maroc Mohammed VI avait annoncé qu’il prenait en charge les frais d’avocats du chanteur.
Saad Lamjarred a été par ailleurs mis en examen pour « viol » dans une enquête ouverte après la plainte d’une jeune Franco-Marocaine affirmant avoir été agressée et frappée par le chanteur, à Casablanca en 2015. Il avait également été mis en cause aux Etats-Unis dans une affaire de viol présumé datant de 2010, mais les poursuites ont été abandonnées. En mars dernier, il avait été autorisé par la justice française à voyager au Maroc.