La République arabe sahraouie démocratique (RASD) a réaffirmé, jeudi, l’attachement du peuple sahraoui à sa souveraineté sur son territoire ainsi qu’à son droit de défendre ses droits, face à ce qu’elle qualifie de positions « hostiles et illégales » concernant la question du Sahara occidental.
Dans un communiqué rendu public à la suite d’une déclaration émise mercredi dernier à New York par les États-Unis, l’entité sioniste et l’occupant marocain, la direction sahraouie estime que ces positions constituent une violation des décisions et arrêts rendus par les organisations et juridictions régionales et internationales. Selon le communiqué, ces instances reconnaissent le « droit constant et imprescriptible du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance ». La direction sahraouie réaffirme ainsi son attachement à la souveraineté du peuple sahraoui sur son territoire et à son droit à la défense face à « l’agression et l’occupation étrangères ». La RASD dénonce également ce qu’elle présente comme une politique visant à imposer par la force l’annexion de territoires, à modifier des frontières internationalement reconnues et à poursuivre de graves violations des droits humains à l’encontre du peuple sahraoui. Pour la direction sahraouie, la teneur de la déclaration constitue une tentative de faire obstacle aux efforts actuellement menés sous l’égide des Nations unies en vue de parvenir à une solution « juste, pacifique, consensuelle, durable et démocratique », fondée sur les résolutions pertinentes de la légalité internationale relatives à la question sahraouie. À ce titre, le Front Polisario et le gouvernement de la RASD ont lancé un « appel urgent » aux Nations unies et à l’Union africaine, qu’ils considèrent comme les deux parties garantes de l’accord conclu en 1991 entre le Front Polisario et l’occupant marocain. Ils les appellent à « assumer leurs responsabilités » et à agir rapidement pour faire face à ce qu’ils qualifient d’approche « expansionniste et agressive », qu’ils accusent de ne pas tenir compte des principes fondamentaux du droit international. Le communiqué rappelle également que les instruments et décisions des deux organisations « ne reconnaissent au Maroc aucune souveraineté sur le Sahara occidental ». Il souligne, en outre, que la question sahraouie est considérée depuis 1963 comme une question de décolonisation, dont le règlement demeure lié, selon la partie sahraouie, à l’exercice par le peuple sahraoui de son droit à l’autodétermination et au libre choix de son avenir.
« Les faits ne peuvent être changés »
Le Front Polisario et le gouvernement de la RASD affirment, par ailleurs, leur conviction que la « diplomatie des accords illégaux » et les « axes agressifs » constituent un phénomène conjoncturel et temporaire qui ne saurait, selon eux, modifier les réalités ni les règles du droit international établies au fil des décennies. La partie sahraouie estime que ces pratiques ne permettent pas de construire la paix, de favoriser le développement ou de contribuer à l’élaboration de solutions « justes et raisonnables ». Au contraire, poursuit le communiqué, elles seraient susceptibles d’alimenter davantage les tensions et les guerres et de pousser la région et le monde «vers l’inconnu ». La RASD réaffirme ainsi son attachement à une solution de la question sahraouie fondée sur le droit à l’autodétermination et sur les résolutions internationales pertinentes, tout en appelant l’ONU et l’Union africaine à assumer leur rôle dans le règlement de ce dossier.
M.Seghilani











