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EMPêCHÉE PAR LE MAROC DE SE RENDRE À LAÂYOUNE OCCUPÉE : L’ISACOM dénonce l’expulsion d’une délégation espagnole

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La décision des autorités de l’occupation marocaine d’interdire l’accès de la ville occupée de Laâyoune à une délégation espagnole continue de susciter une vive indignation au sein des organisations sahraouies de défense des droits de l’Homme.
L’Instance sahraouie contre l’occupation marocaine (ISACOM) a dénoncé un acte qu’elle considère comme une preuve supplémentaire de la persistance de graves violations des droits fondamentaux au Sahara occidental et d’une politique délibérée de dissimulation de la réalité sur le terrain.
Selon un communiqué de l’ISACOM, la délégation espagnole, composée de responsables associatifs et politiques, dont Carmelo Ramírez, président de la Fédération nationale des institutions solidaires avec le peuple sahraoui, et la députée espagnole Noemí Santana Pérez, a été empêchée de quitter l’avion après son atterrissage à l’aéroport de Laâyoune occupée. Des personnes en civil seraient intervenues directement sur le tarmac, sans fournir d’explications ni décliner leur identité, avant de contraindre les membres de la délégation à repartir. L’Instance sahraouie a qualifié cet épisode de violation flagrante des règles élémentaires de transparence et du droit international, soulignant que la mission de la délégation s’inscrivait dans un cadre de suivi et d’observation de la situation des droits de l’Homme dans les territoires sahraouis occupés. Elle a salué, à cet égard, le courage et la détermination des membres du groupe, estimant que leur refoulement a mis en évidence la volonté persistante de l’État occupant de cacher les violations quotidiennes subies par la population sahraouie. Le communiqué a également attiré l’attention sur le sort des prisonniers politiques sahraouis, dont le nombre est estimé à environ 35, détenus dans des établissements pénitentiaires marocains éloignés de plusieurs centaines de kilomètres des domiciles de leurs familles. L’ISACOM a, par ailleurs, dénoncé le silence européen face à l’exploitation intensive des ressources naturelles du Sahara occidental. Face à la répétition des interdictions visant des délégations internationales, l’Instance sahraouie a appelé les Nations unies à intervenir de toute urgence afin de garantir la surveillance indépendante de la situation des droits de l’Homme et de permettre au Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme d’exercer pleinement son mandat au Sahara occidental, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité. L’ISACOM a également exhorté l’Espagne à assumer ses responsabilités en tant que puissance administrante du territoire, en mettant un terme aux restrictions imposées à l’accès des parlementaires, élus locaux, avocats et journalistes aux territoires sahraouis occupés. Cette position est partagée par plusieurs organisations sahraouies de défense des droits de l’homme, qui ont unanimement condamné l’interdiction faite à la délégation espagnole, la qualifiant de mesure arbitraire et de violation manifeste du droit international. Pour ces organisations, empêcher l’entrée d’observateurs internationaux ne fait que renforcer la nécessité d’une surveillance internationale indépendante et durable au Sahara occidental.
M. Seghilani 

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