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2 mars 2024
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ÉBRANLÉE PAR L’ABOMINABLE ATTAQUE SIONISTE SUR L’HÔPITAL AL-AHLI ARABI : L’Algérie tout feu tout flamme pour la Palestine

L’évolution inquiétante du massacre des forces armées sionistes sur le peuple palestinien, qui s’est traduit cette fois-ci par le bombardement de l’hôpital Al-Ahli Arabi à Ghaza, et causé la mort d’au moins 500 personnes, a interpellé le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, sur l’urgence de l’heure.
Au douzième jour de cette guerre sanglante, qui a éclaté entre la résistance armée et populaire palestinienne et l’entité sioniste barbare, les bombardements israéliens ont déjà fait environ 3.300 morts et plus de 13.000 blessés à Ghaza et en Cisjordanie occupée. Une ville densément peuplée, sans eau, ni électricité,  ni nourriture, ni médicaments, sous d’intenses raids dévastateurs et arrestations, un million de personnes ont été déplacées, et le bilan ne cesse de s’alourdir. Et le raid israélien sur un hôpital de Ghaza, un des hôpitaux les plus importants en activité dans la bande de Ghaza et qui abritait des milliers de personnes déplacées et expulsées de force de leurs foyers par l’occupation sioniste, restera gravé dans la mémoire collective arabe et internationale. Alors qu’Israël en attribue la responsabilité au groupe Jihad islamique, cette organisation armée a catégoriquement démenti.
L’agenda de Tebboune chamboulé, priorité pour la Palestine
Une situation des plus préoccupantes pour le chef de l’État, et qui l’a appelé à interrompre bon nombre de ses activités, compte tenu de l’urgence de l’heure de cet horrible carnage qui s’est abattu sur le peuple palestinien. Et vu ces horribles massacres sans pareil, Abdelmadjid Tebboune considère que ces circonstances ne sont pas favorables pour effectuer une visite d’inspection à la wilaya de Djelfa, comme prévu dans son agenda présidentiel, et a décidé ainsi de la reporter à une date ultérieure. « Suite aux développements dangereux survenus dans les territoires palestiniens occupés en raison de la poursuite des bombardements sionistes sauvages et dévastateurs contre la bande de Ghaza, faisant des centaines de morts et de blessés parmi les enfants, les femmes et les civils sans défense, ciblant les édifices, les écoles, les mosquées et les hôpitaux par des tonnes de bombes. Et vu les horribles massacres sans pareil, le président algérien considère que ces circonstances ne sont pas favorables pour effectuer une visite d’inspection à la wilaya de Djelfa et a décidé de la reporter à une date ultérieure », lis-t-on dans un communiqué de la Présidence.

L’État réaffirme son soutien
Dans le même sillage, l’Algérie a fermement condamné cette attaque barbare, et a appelé la communauté internationale, les organisations humanitaires à intervenir immédiatement pour mettre fin à de tels actes qui violent de manière flagrante le droit international et humanitaire et les valeurs humaines les plus fondamentales. S’exprimant en marge de la 20e réunion des ministres des Affaires étrangères d’Afrique et des pays d’Europe du Nord, le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a lancé « un appel pressant à la communauté internationale pour qu’elle vienne en aide » aux opprimés, aux défavorisés et aux persécutés, mettant ainsi un terme à cette agression sioniste contre le peuple palestinien. Il a souligné l’importance de rétablir « le chemin de la paix en vue de permettre au peuple palestinien d’établir son propre État indépendant ». Attaf a réaffirmé « le soutien total de l’Algérie envers les Palestiniens ». Le ministre algérien des AE a également insisté sur « la nécessité de ne pas déformer les faits devant la communauté internationale », en recourant à la politique de « deux poids deux mesures », exercée par l’Occident envers ces crimes contre l’humanité, tout en rappelant que « les droits de la Palestine sont indiscutables et ne tolèrent ni interprétation ni négation ». Soulignons, à juste titre, qu’en dehors de l’Algérie, plusieurs pays africains comme la Tunisie, l’Afrique du Sud ou encore le Soudan, ont ouvertement apporté leur soutien à la Palestine. Des manifestations en faveur de Ghaza ont également eu lieu dans plusieurs villes africaines. Pour sa part, le ministre de la Communication, Mohamed Laagab, a confirmé hier dans une déclaration que l’Algérie est connue pour ses positions et n’a jamais abandonné la Palestine. Le ministre a également indiqué que la marche d’aujourd’hui vise à dénoncer ce qui se passe à Ghaza. Dans le même ordre, Laagab a appelé les médias arabes à cesser de donner la parole à des responsables israéliens criminels.

Marches populaires à travers le pays
D’autre part, la classe politique et la société civile nationales à travers les partis, dont le FLN, le RND, le MSP, le FFS, le Front El Moustakbel, le mouvement El-Bina, et bien d’autres, des organisations de la société civile et syndicats, dont l’UGTA, ont appelé mardi les Algériennes et les Algériens dans une déclaration commune, à participer massivement à des marches populaires ce jeudi dans toutes les wilayas du pays, en rejet des massacres, du génocide et des déplacements auxquels le peuple palestinien est soumis, et en renforcement des positions fermes de notre pays. Un appel commun de divers acteurs politiques et sociaux, témoignant ainsi du rejet catégorique du peuple algérien à l’égard des actions menées par le régime sioniste d’occupation, notamment les accusations de génocide et les atrocités perpétrées envers les Palestiniens. Le communiqué souligne également la position ferme de l’Algérie en ce qui concerne la question palestinienne, s’opposant résolument à toute tentative de l’éliminer. Un appel à manifester pour la cause palestinienne, qui intervient quelques jours après la manifestation à Alger en soutien au « Vendredi du déluge d’Al-Aqsa », qui a drainé des centaines d’Algériens. À noter que la marche d’aujourd’hui à Alger démarrera à 11h00, de la Place du 1er mai jusqu’à la Place des Martyrs. Dans le même sillage, la Fédération algérienne de football (FAF), a annoncé la suspension de toute activité footballistique, jusqu’à nouvel ordre. D’autres pays arabes ont manifesté leur indignation, à l’instar de l’Egypte et de la Turquie, qui ont annoncé trois jours de deuil national pour les victimes de l’hôpital ghazaouis.
Hamid Si Ahmed

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