Dans un entretien accordé à nos confrères d’El Khabar, paru dimanche, Dmitry Sablin, coordinateur du groupe parlementaire pour la coopération avec les Parlements d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient à la Douma russe qui a qualifié d’excellentes les relations de l’Algérie avec son pays, a nié l’existence d’un différend entre les deux pays à propos de la question du Sahel précisant que « la question est plutôt liée à l’héritage colonial contre lequel l’Algérie mène, en particulier, un combat continu et structuré ».
Dmitry Sablin qui était accompagné d’un groupe parlementaire russe d’amitié, a souligné que lui et la délégation qui l’accompagne, dont c’est la première visite en Algérie, sont ravis par l’excellence des relations entre les deux pays. « Il s’agit de notre première visite dans votre magnifique pays. Cependant, les relations entre les parlementaires de nos deux nations ne datent pas d’aujourd’hui. Elles reposent sur des bases solides et sont en constante évolution. Nous sommes en contact permanent et le dialogue entre nous, ne s’est jamais interrompu. L’été dernier, nos collègues députés de l’Assemblée populaire nationale algérienne ont effectué une visite à Moscou. Je suis convaincu que la diplomatie parlementaire peut apporter des solutions efficaces à de nombreuses questions et contribuer au développement des relations entre les États, en raison de sa grande proximité avec les citoyens et de l’absence de lourdeurs bureaucratiques dans son action », a-t-il indiqué. Au cours de sa visite en Algérie, la délégation de députés russes a eu des entretiens avec les vice-présidents des deux chambres du Parlement algérien (Assemblée populaire nationale et Conseil de la Nation), Rabah Boughali et Mohamed Ouakli. « Nous avons également rencontré nos collègues députés, membres du groupe d’amitié algéro-russe, que nous avons appris à connaître et avec lesquels nous avons noué des liens d’amitié lors de leur récente visite à Moscou. Le président du groupe parlementaire d’amitié, Abdeslam Bachagha, entretient lui aussi avec les députés russes une véritable relation d’amitié et un travail commun visant à renforcer les relations algéro-russes. Nous avons tenu des discussions avec Mme Houria Meddahi, ministre du Tourisme et de l’Artisanat de la République algérienne démocratique et populaire, ainsi qu’avec la directrice de cabinet de l’Agence nationale de promotion de l’investissement ». Dans ce cadre, il a rappelé l’accueil chaleureux à la délégation qu’il conduit, qu’a réservé Mme Souad Chouiter, présidente de l’Association des Ayants-droit du chahid. « Nous nous sommes aussi rendus dans la ville de Djanet, un voyage qui nous a laissé des impressions inoubliables. L’impression générale qui s’est dégagée est que nos deux peuples et nos deux pays sont des amis historiques et des partenaires fiables. Les parlementaires des deux pays continueront à œuvrer pour renforcer et développer ces relations bilatérales ». Dmitry Sablin a affirmé que la Russie accorde une grande importance au développement de relations équitables avec l’Algérie, fondées sur des intérêts mutuels. « Lors des rencontres, nous avons évoqué le décalage parfois constaté entre le niveau élevé du dialogue politique et celui des relations économiques et commerciales ainsi que de la coopération bilatérale. Nous avons discuté des moyens de remédier à cette situation, notamment la possibilité de créer une « Chambre commerciale russe » qui ferait de l’Algérie une porte d’entrée économique vers l’Afrique. Nous avons également abordé le développement du tourisme et l’élargissement de la coopération entre les sociétés civiles des deux pays. La convergence des positions de la Russie et de l’Algérie sur les questions internationales les plus sensibles revêt pour nous une importance particulière. Nous avons aussi évoqué la possibilité d’ouvrir un centre culturel russe en Algérie », a-t-il souligné. Abordant les relations stratégiques entre l’Algérie et la Réussie et les questions d’intérêt régional et mondial, il a estimé qu’en général il y a une concordance de vue entre les deux pays. « Je considère qu’il n’existe pas de divergences sérieuses dans la relation d’amitié sincère qui unit l’Algérie et la Russie. Les difficultés qui apparaissent avec certains pays partenaires de la Russie sont essentiellement liées à l’héritage colonial, contre lequel l’Algérie mène, en particulier, un combat continu et organisé. Cet héritage continue, jusqu’à aujourd’hui, d’entraver les relations entre les pays du continent africain. La Russie s’emploie toujours, de son côté, à mettre à disposition toutes ses capacités et à aider ses pays amis à relancer le dialogue et à résoudre les conflits par la négociation », a-t-il rappelé. Ces précisions d’un responsable Russe viennent ainsi balayer les tentatives de certains de faire croire à l’existence de divergences entre l’Algérie et la Russie sur les grands dossiers qui agitent la scène politique mondiale. Sahel, Ghaza, la paix au Proche-Orient, la décolonisation du Sahara occidental sont autant de repères qui prouvent qu’entre Alger et Moscou, c’est le même son de voix, celui de la lutte contre le néocolonialisme sous toutes ses formes et qui prend aujourd’hui plusieurs facettes pour reprendre le contrôle du monde. Slimane B.













































