Les diplômés des facultés, spécialisés en langue espagnole, ont lancé un appel urgent aux plus hautes autorités du pays pour obtenir justice et reconnaissance de leur filière. Ils demandent l’ouverture de postes budgétaires à travers le pays, le rétablissement de l’enseignement de la langue espagnole au niveau secondaire et la fin du recours exclusif au mécanisme dit de « complément de service » pour combler le déficit pédagogique constaté dans cette spécialité.
Dans une lettre adressée aux autorités, les diplômés ont exprimé leur espoir de participer au concours national d’emploi externe pour les enseignants dans les trois cycles éducatifs, prévu pour l’année 2025, afin d’obtenir un poste permanent. Cependant, dès la publication des conditions et des détails du concours, leur espoir s’est transformé en « grande déception, car aucun poste financier n’a été ouvert au niveau national », les empêchant ainsi de postuler. Ils considèrent cette situation comme une « injustice » à leur égard. Les diplômés soulignent que la spécialité de langue espagnole ne dispose d’aucun débouché en dehors du secteur de l’éducation nationale, et plus particulièrement au niveau secondaire, car ils ne peuvent pas enseigner au primaire malgré leurs compétences en didactique et en traduction.
Un état de fait qui maintient des centaines de diplômés en situation de chômage, tandis que de nouveaux étudiants continuent à être formés dans la même filière sans que des postes permanents soient disponibles pour absorber le nombre croissant des sortants de l’université, révélant ainsi un « contraste » dans la planification éducative et un « gaspillage » de compétences spécialisées. Face à cette situation, les diplômés lancent un appel pressant aux autorités compétentes pour un intervention rapide afin de les « sauver du spectre du chômage, assurer la justice pédagogique et redonner à cette filière académique prestigieuse la place qui lui revient. » Ils demandent notamment l’ouverture de postes financiers pour les enseignants de langue espagnole dans les wilayas, le rétablissement de l’enseignement de la filière au secondaire comme auparavant, et la fin du recours exclusif au mécanisme de « complément de service » pour combler les postes vacants. Les diplômés rappellent qu’ils ont consacré des années à leur formation universitaire, se préparant sur les plans pédagogique, scientifique et psychologique à exercer le métier d’enseignant, mais que leur spécialité a été marginalisée ces dernières années par la réduction des classes, la suppression des postes budgétaires et la limitation des opportunités d’emploi à des mécanismes de complément de service. Ces facteurs empêchent l’accès à des postes et compromettent la stabilité professionnelle des diplômés. En conclusion, ils insistent sur le droit au travail et à l’emploi permanent par le biais d’un concours national que confère la Constitution et non un privilège.
Il convient de noter que l’inscription électronique au concours national externe sur la base des diplômes pour le recrutement au poste d’enseignant dans l’un des trois cycles éducatifs est toujours ouverte et se poursuivra jusqu’au 4 janvier prochain. Le concours se déroulera sur la base de l’étude des dossiers des candidats, selon une grille de notation numérique et unifiée, reposant sur des critères précis pour sélectionner les enseignants les plus qualifiés, qui seront ensuite affectés afin de combler les postes vacants pour la rentrée scolaire 2026/2027.
M. Seghilani
















































