MIGRANTS AFRICAINS AU MAROC

DES MILLIERS DE MIGRANTS PERSéCUTéS PAR LES FAR AU NIVEAU DU MUR DE LA HONTE : Au Royaume de l’esclavage moderne

Interceptés par les FAR au niveau du mur de la honte, des milliers de migrants subsahariens sont jetés dans des camps de « concentration » où ils subissent une maltraitance digne de l’esclavage moyenâgeux. Si les hommes sont surexploités, asservis et vendus, les femmes sont utilisées comme un objet sexuel avant d’être livrées aux réseaux internationaux de prostitution. Bienvenue au Royaume de l’esclavage rétabli dans sa notion moderne sous les commandes du roi Mohammed VI.

Le Makhzen a beau tenté de noyer le scandale, mais l’affaire a fini par lui exploser en plein visage grâce, fort heureusement, aux quelques rares migrants africains qui ont réussi à se soustraire aux mailles du purgatoire marocain. L’affaire ne remonte pas si loin, pas plus qu’elle n’était l’agression des forces marocaines contre les populations sahraouies opérée au niveau du mur de la honte un certain 13 novembre 2020.
Nous apprenons ainsi de source sécuritaire au fait de ces pratiques dignes de l’esclavage moyenâgeux, qui sont opérées dans le plus grand secret par les services du Makhzen, que des milliers de migrants souffrent le martyre et les pires sévices au niveau du mur de séparation marocain avec le Sahara occidental. Alors que l’esclavage est une vieille pratique que l’on a cru abolie en Afrique (le processus a duré de 1848 jusqu’à 1907), plus d’un siècle après le Royaume de « Sa majesté » vient de le réinventer au grand jour, lui qui a réduit son propre peuple à l’asservissement et à la misère sociale.
Ces migrants subsahariens qui fuient les conflits armés et la pauvreté et parcourent des centaines de kilomètres dans le désert, dans l’espoir d’atteindre la rive nord en vue d’un meilleur horizon, ne savent pas que les Forces royales marocaines leur feront subir un véritable supplice. Bien plus que celui qu’ils ont fui dans les pays subsahariens.
Nos sources précisent que les soldats du Makhzen ont fait de ces ressortissants subsahariens en détresse des otages et des objets de marchandage. Ces migrants sont ainsi soumis à des pratiques d’esclavage. À leur arrivée au niveau du mur de la honte, ils sont systématiquement interceptés, de façon violente, et jetés dans des camps de « concentration » par les forces brutales du Maroc. Sur les lieux, ils vivent dans des conditions inhumaines. Les hommes sont soumis aux sales besognes et parmi lesquels certains sont même vendus, comme cela fût le cas au moyen âge lorsque le maitre traine son dominé qu’il cède contre un montant d’argent.
Les femmes, quant à elles, sont utilisées comme des objets sexuels par les éléments des FAR. Une fois leurs désirs assouvis, les affamés soldats du Roi livrent leurs victimes dans la gueule du loup. Certaines, parmi les « plus présentables » sont ainsi cédées aux réseaux internationaux de prostitution, alors que d’autres font l’objet d’une « vente » pour payer des dettes contractées auprès de tiers. Selon nos sources, ces femmes sont arrachées aux mains de leurs familles une fois arrivées sur les lieux, où elles subissent toutes sortes de supplices sexuels. Les soldats et les officiers de l’armée du roi ont fait de ces personnes des sans-droits échangeables au même titre qu’un animal domestique.
Aujourd’hui, et grâce à des informations fuitées par les rares victimes qui ont réussi à se soustraire aux mains des bourreaux des FAR, ces ressortissants africains se révoltent pour que le monde entier sache ce que réserve l’armée marocaine aux migrants qui tentent la traversée du désert du royaume du mal et de la honte vers l’Europe. Alors qu’il est déjà au bord du précipice, le Royaume vient de réinventer l’esclavage en Afrique. Tout compte fait, ce n’est pas un hasard pour celui qui a transformé le Maroc en un haut lieu de la drogue, de la débauche et de la misère sociale. Le « roitelet » M6 vient ainsi de remettre en selle les traites négrières dans son pays, alors que l’on a cru une pratique révolue, depuis plus d’un siècle en Afrique.
Aujourd’hui, encore, ces migrants en appellent aux organisations internationales de protection des droits humains pour mettre fin au calvaire des otages du Maroc. Une pratique qui s’apparente comme un moyen de pression inventé par le Makhzen à des desseins inavoués jusque-là.
En tout état de cause, le monde entier est désormais interpellé sur un constat selon lequel le statut d’esclave refait surface en 2022 au Maroc et sur le continent africain.
Farid Guellil